Après avoir perdu presque deux mois à tergiverser sur la recomposition ou non de la CENI, les différents protagonistes de la crise togolaise notamment la C14 et le pouvoir de Lomé se sont finalement entendus pour une recomposition paritaire de la Commission électorale nationale Indépendante (CENI). C’est dimanche 23 septembre  lors de la deuxième séance de travail du comité de suivi de la mise en œuvre de la feuille de route. Seulement, cette décision comporte en elle un autre point d’un éventuel blocage.

En effet, la réunion du comité de suivi de ce dimanche 23 septembre à Lomé entre la commission de la CEDEAO conduite par son président Jean-Claude Brou et les représentants des deux protagonistes de la crise togolaise  pouvoir et C14, a permis d’arriver à un consensus autour de la question qui divise les deux parties depuis la publication de la feuille de route le 31 juillet dernier. Il s’agit bien évidement de la recomposition de la Commission Nationale Indépendante (CENI) d’une manière paritaire entre le pouvoir et la C14. Cette décision saluée par les deux parties  n’est pas en revanche sans soulever la colère d’autres parties qui se trouvent sacrifiés par sur l’hôtel des négociations entre les principaux protagonistes de la crise. Il s’agit des partis de l’opposition extra-parlementaires et parlementaire qui ne sont pas membres de la C14, en occurrence le NET, l’UFC et l’OBUTS qui siègent jusqu’ici à la CENI à ce titre.

Selon  le relevé de conclusion de la rencontre de ce dimanche et conformément au code électoral, l’opposition parlementaire et la majorité auront 5 représentants chacune. Le premier souci se trouve à ce niveau, que devient le représentant de l’UFC qui siège à la CENI comme parti parlementaire?  En ce qui concerne les partis extraparlementaires et la société civile, il a été décidé que chacune des parties coopte 3. Pour rappel, selon le code électoral, il est prévu 3 représentants de la société civile et trois des partis extraparlementaires. Comment se fera la cooptation de ces six ? C’est sans nul doute le prochain blocage. Car, déjà au sein de l’opinion publique et même au sein de la C14, l’on semble dire que les 3 places réservées à l’opposition extraparlementaire revient de droit à la C14 qui va les désigner en son sein. Or, il est dit dans les relevés de conclusions que le pouvoir coopte 3 et l’opposition 3 pour faire les six réservés à la société civile et des partis extraparlementaires.

Quels scénarios possibles? Trois types scénarios se présentent à ce niveau. Le premier : la C14 coopte les 3 de l’opposition extraparlementaire et le pouvoir coopte les 3 de la société civile. C’est un scénario presque impossible vu que le pouvoir ne voudra pas lâcher son allié l’UFC et que la C14 ne voudra pas lâcher Togo Debout. Le second : la majorité va coopter 2 de la société civile et un par la C14 et la C14 choisit 2  des partis extraparlementaires et le pouvoir 1 et vis versa. Cette option peut être la plus plausible. La troisième possibilité est que la C14 à corde une place de l’opposition parlementaire à l’UFC, un allié du pouvoir et en retour a la possibilité de choisir les trois des partis extraparlementaires et prend une place dans la société civile. Cette option reste presque impossible vu les antagonismes qui existent entre l’UFC et l’ANC.

De toutes les façons, des discussions de couloirs entre le pouvoir et la C14 restent la clé de voûte afin de trouver un arrangement  en vue d’éviter un autre blocage. Car, il n’est pas un secret que ceux qui seront cooptés doivent être entérinés par le vote à l’Assemblée Nationale, où la majorité sans accord préalable peut rejeter ceux qui sont cooptés par la C14.

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