« Nul n’est au-dessus de la loi » et « nul n’est censé ignorer la loi »  dit-on en droit. Plus loin, on dira encore que tous les citoyens sont des justiciables et égaux devant la loi. Le sieur Agbéyomé Kodjo, quoique candidat malheureux arrivé second à la présidentielle du 22 février dernier ou encore président autoproclamé,  étant un citoyen qui n’est pas au dessus de la loi ni censé ignorer la loi, devrait et doit répondre de ses actes entant que justiciable devant la justice et ceci, de gré ou de force. C’est ce qui fut fait hier. Malheureusement de force.

En effet, dans un État de droit et pour un État qui se veut démocratique, force doit être à la loi même si parfois des négociations politiques viennent à mettre entre parenthèse la loi. Or malheureusement, dans ce cas d’espèce de Gabriel Messan Agbéyomé Kodzo, les négociations politiques de couloir n’ont pas raison de la force  de la loi. Ainsi, sur le fonds du sujet, il importe de noter que l’interpellation pour des raisons d’enquête de Gabriel Agbeyomé Kodzo par les éléments  Du Service Central de la Recherche et d’Investigations Criminels (SCRIC),  intervient à la suite de la 3ème et ultime convocation de Agbeyomé  Kodjo à se présenter au SCRIC pour être entendu sur plusieurs chefs d’accusation contre lui. Car beaucoup de choses sont reprochées au député Agbeyomé. Ainsi, au-delà du simple  fait de  contestation des résultats de la dernière présidentielle, il est allé plus loin en utilisant les emblèmes de l’État et en s’autoproclamant  chef d’État, nommer un premier Ministre et des Ministres, créé un compte tweeter de la république… contrairement aux résultats des institutions habilitées  en la matière notamment la CENI et la cour constitutionnelle et de la constitution. Même à la veille de son interpellation, il adressé un nouveau message à la nation.

Au regard donc de tous ces éléments, il était donc important que la justice l’entende et voir si les faits à reprochés sont avérés et elle tranchera en fonction des normes en la matière. Dans le souci de préserver son statut de pays respectant les droits de l’homme et d’un État de droit, le procureur de la République près le Tribunal de première instance de Lomé, a dans un communiqué publié mardi, promis le respect de la présomption d’innocence et des droits de ainsi que des règles procédurale, de monsieur Agbeyomé Kodzo.

Malheureusement, à  la suite de cette interpellation, la conférence des évêques a fait une sortie où elle condamne la « brutalité et la violence » qui ont eu lieu au cours de l’interpellation d’Agbéyomé Kodzo qui a tenté de se soustraire de la justice et se mettre au-dessus de la loi en refusant de répondre aux multiples convocations de la police judiciaire et préconise une solution politique en demandant la libération de ancien premier ministre. Cette position de la CET est  tout à fait  normale mais chacun est dans son rôle. Mais plusieurs questions restent posées. L’État n’a -t-il pas le droit de faire respecter ses règles ? Qu’ont ils fait les évêques, à l’endroit de leur aîné et à Agbeyomé afin qu’il réponde tout simplement aux invitations de la gendarmerie ?

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