Au Togo, plus de six mois après la brillante réélection de Faure Gnassingbé pour un nouveau mandat de cinq ans à la tête du pays, un nouveau premier ministre a été nommé lundi 28 septembre. Plusieurs grands chantiers attendent Faure Gnassingbé et son nouveau premier ministre dont le gouvernement est rendu public jeudi 1er octobre 2020. Voici les trois plus grands chantiers prioritaires sur lesquels ils fortement attendus par tous les togolais.

En effet, malgré les énormes progrès réalisés par le Togo sous la direction du chef de l’État Faure Gnassingbé depuis son accession à la magistrature suprême du pays le 03 mai 2005, des chantiers résistent toujours à l’usure du temps et aux nombreuses réformes engagées. On peut noter essentiellement trois grands chantiers prioritaires auxquels il faut impérativement trouver des solutions au cours de ce nouveau mandat pour véritablement redonner confiance au peuple togolais.

Lutte contre la corruption et l’impunité

D’abord, le premier chantier sinon, le plus grand chantier sur lequel le chef de l’État Togolais Faure Gnassingbé et son premier ministre sont le plus attendus, est celui de la lutte contre la corruption et l’impunité. Ceci, malgré la volonté manifeste du président Faure Gnassingbé, de mettre fin à ce cancer qui plombe les efforts du développement du pays. En effet, ce n’est pas faut d’avoir essayé mais le chantier de la lutte contre la corruption et l’impunité, reste presque entier. Et ceci en dépit de la mise en place du Haplucia qui, cinq ans après a un résultat à la limite médiocre dans la lutte contre cette chimère mieux cette gangrène qu’est la corruption et l’impunité. Rien d’assez sérieux et pertinent n’est à mettre sous la dent ou du moins n’est visible. Pour ce nouveau quinquennat, Faure Gnassingbé et son nouveau premier ministre, devront redoubler d’efforts afin de redresser la pente.

D’ailleurs le dernier classement du pays au niveau de l’indice de la corruption publié par transparency International, note un recule du pays avec un rang très peu honorable. Les scandales de la route Lomé-Vogan-Anfouin dont le dossier est en souffrance devant la justice depuis bientôt un an, les dossiers des coupes d’Afrique 2013 et 2017, la rocambolesque affaire dite du « pétrole gate » sont entre autres scandales qui attendent encore des réponses fortes. Faure Gnassingbé doit aller à l’école du doyen des chefs d’État d’Afrique, Paul Biya du Cameroun qui , à travers l’opération Épervier, reste sans pitié pour les hors la loi de la République impliqués dans des faits de corruption. Même les supposés grands dignitaires du parti au pouvoir au Cameroun qui se livrent à des actes de corruption, ne sont pas épargnés. La prison civile de Kondindi en regorge d’ailleurs plusieurs. Faure Gnassingbé et son nouveau premier ministre doivent aussi être sans pitié pour tous les hors la loi du pays quels qu’ils soient sans distinction aucune afin de permettre au pays d’amorcer véritablement son émergence . C’est incontestablement, le chantier sur lequel nombre de Togolais sinon la totalité de la masse majoritaire des togolais attendent de voir agir avec rigueur, le président Faure Gnassingbé et son nouveau premier ministre.

La Route Nationale Nº1

Ensuite, le second grand chantier, reste celui du dédoublement de la nationale Nº1, Lomé-Cinkasé. Plus que jamais, le dédoublement de cette voie est plus qu’une priorité des priorités aujourd’hui. En effet, pour atteindre l’objectif de l’axe1 du plan national de développement (PND) qui vise à faire du port de Lomé un hum logiste de premier plan de la sous-région et faciliter les échanges économiques avec les pays l’hinterland, le dédoublement de la nationale nº1 est plus que prioritaire. Un passage sur cette route jusqu’à la frontière avec le Burkina-Faso montre non seulement combien elle est constitue le principal artère permettant Port Autonome de Lomé de se hisser comme le principal de l’Afrique de l’ouest mais surtout son incapacité à supporter le grand trafic cumulé de gros porteurs, des petits porteurs et des voitures personnelles.

Les deux semaines durant lesquelles la circulation sur cette voie a été perturbée par le gros rochet qui a barré la route, en est une preuve de l’importance et de la nécessité d’inscrire le dédoublement de cette voie comme priorité des priorités durant ce nouveau mandat. Le nouveau ministre en charge des transports est fortement attendu sur ce chantier. Il doit tout faire pour trouver des moyens financiers ou des partenaires financiers qui pussent permettre le dédoublement de cette voie. La fragilité des ponts comme ceux sur le fleuve Koumongou et Oti, exige qu’une attention particulière soit portée à cette route. Car si un jour, l’un de ces ponts venait à sauter, c’est toute l’économie du pays notamment le port autonome de Lomé qui sera paralysée durant plusieurs mois. Il faut déjà, en attendant le dédoublement total de la voie, prévoir des ponts de relais provisoires qui pourront suppléer ceux existant, au cas où ce qu’on pourrait appeler «  catastrophe national venait ‘’ à se produire. Accélérer les travaux de construction du pont de 200 mètres en construction sur le fleuve Oti.

Renforcement du système sanitaire

Enfin, malgré les multiples efforts avec à la clé, le système de contractualisation, le système sanitaire du pays reste assez fragile. Les togolais dans leur majorité et sans distinction de bord politique, sont unanime à reconnaitre qu’il faut renouveler le système sanitaire du pays. Disposer d’au moins un hôpital de référence et des hôpitaux de haut standing dans les chefs-lieux des régions, est impératif pour les togolais. Pour se faire, il faut qu’avec le nouveau gouvernement, le ministre de la santé qui maîtrise le chantier déjà puisqu’il a été reconduit à son poste, fasse tout pour accélérer les travaux de construction de l’hôpital de référence Saint Pellegrin dont la réception prévue pour février puis à juillet dernier se fait attendre et désirée par l’ensemble des togolais. Car il n’est plus un secret pour personnes que le CHU-SO sur le plan infrastructures, a fait ses preuves et est aujourd’hui une épave qui ne répond plus aux exigences du moment. Dans ces conditions, il sera difficile quelque soit les moyens qui seront mis, de faire bouger les lignes. Car comme disait quelqu’un, ‘’ on ne fait pas du nouveau avec l’ancien emballage.

Ainsi donc, le chef de l’État Faure Gnassingbé et son nouveau premier ministre, Victoire Sidémého Tomégah-Dogbé, pour ce nouveau quinquennat, sont très attendus sur ces trois grands chantiers à travers lesquels les Togolais dans leur plus grande majorité. Avec, la réalisation de ces chantiers, bien de Togolais se sentiront satisfaits de ce nouveau mandat.

Déjà, le charisme et la rigueur dont jouit madame le premier ministre Tomegah-Togbé, qui connaît d’ailleurs toutes les réalités du pays, pour avoir durant douze années, sillonné monts et vallées dans le cadre de sa mission de développement à la base, fait dire à beaucoup de togolais, qu’elle pourrait bien réussir à relever ces défis chers au peuple togolais.


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