Suite à la mauvaise campagne cotonnière enregistrée au Togo en 2019-2020, le gouvernement à travers le ministère en charge de l’agriculture, veut prendre le taureau par les cornes pour ce qui est de la nouvelle campagne 2020-2021 lancée la semaines dernière à Kara, deuxième ville du pays située à 420 kilomètres au nord de la capitale Lomé.

En effet, outre le double objectif de 180 000 hectares pour une production de 150 000 tonnes soit un rendement moyen de 850 kg/ha qui est un impératif pour les acteurs de la filière coton pour répondre aux objectifs du PND, il a été décidé dix mesures fortes. Lesquelles mesures devront permettre d’atteindre les nobles objectifs fixés pour la nouvelle campagne. Et ceci, en vue d’impacter et d’influencer l’axe 2 du PND, la réduction de la pauvreté en milieu rural, les stratégies d’amélioration de la productivité et la capacité des acteurs à préserver les acquis de la filière et l’inscrire dans la durée.

Ainsi, les dix mesures, que l’on peut volontiers comparer à un plan martiale pour la filière cotonnière est entre autres :

• La direction des semences et la recherche en collaboration avec la NSCT et la FNGPC devront dans un délai de 10 jours revoir les taux de germination des semences et donner des recommandations de doses appropriées aux producteurs pour une bonne levée. De même, les producteurs devront revérifier les stocks de semences mis en place et déclasser les sacs qui présentent des taux de germination très faible,

• Les producteurs et la Recherche en collaboration avec la NSCT et les services météorologiques devront organiser des séances de travail spécifiques d’ici la fin du mois de mai 2020 pour s’informer des prévisions météorologiques et situer les producteurs sur les dates de semis ;

• La Recherche en collaboration avec la NSCT devra s’assurer que les reliquats des intrants de la campagne 2019-2020 sont en bon état et associer les producteurs au choix des futures commandes ;

• La FNGPC en collaboration avec les autres acteurs de la filière devra initier des séances de partages d’expériences entre producteurs d’une part et d’autre part entre les autres acteurs de la filière et les producteurs ;

• La recherche, l’ICAT et la DSID en collaboration avec la NSCT devrons travailler sur les nouvelles technologies pour géolocaliser les parcelles afin de s’assurer de la maitrise des superficies semées ;

• L’ITRA en collaboration avec la NSCT et la FNGPC devra mettre en place une fiche technique pour accompagner les producteurs dans le processus de production des semences et dans l’application des itinéraires techniques ;

• La FNGPC devra fournir à la NSCT une documentation sur les difficultés relevées sur la paie tardive de quelques GPC, les déclassements de coton à l’usine, la surfacturation des producteurs et la création des GPC par les agents de la NSCT ;

• La direction générale de la NSCT devra mobiliser les transporteurs privés en règle avec l’OTR pour que la collecte de coton graine la campagne 2020-2021 ne souffre pas ;

• La NSCT, la FNGPC en collaboration avec la DSID devront accélérer le processus d’enrôlement des producteurs de coton ;

• Le Directeur Général de la NSCT et le Président du CA/FNGPC devront prendre toutes les dispositions pour la formation des nouveaux élus sur le mécanisme de fixation du prix du coton graine.

Il va donc sans dire et c’est une évidence que si ces mesures sont véritablement mises en oeuvre, le secteur pourra atteindre voir dépasser les objectifs.

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