Depuis 2017, le pays a respecté le critère de convergence de l’Uemoa, d’un déficit budgétaire ne dépassant pas 3% du Produit intérieur brut (PIB), engrangé des progrès en matière de réformes structurelles liées à l’administration des recettes et à la gestion des finances publiques, de collecte des arriérés d’impôts, ainsi que de la soumission en ligne des déclarations en douane et d’étapes vers la budgétisation des programmes. Malgré ces performances, la reprise après Covid-19 sera très dure au regard de la situation. Le FMI propose donc des ajustements pour maintenir l’équilibre.

En effet, le Togo a été l’un des pays les plus performants dans l’amélioration du climat des affaires ces dernières années. Le FMI lui a recommandé de poursuivre ces réformes, en particulier dans le renforcement de la gouvernance et la mise en œuvre des mesures décrites dans le Plan national de développement (PND).

L’accent est aussi mis sur les deux banques publiques, actuellement en cours de privatisation afin de préserver la stabilité financière et éviter des risques au budget de l’Etat. Comme ses voisins, le Togo fait face à des défis cette année. En substance, les projections de croissance pour 2020 ont été nettement revues à la baisse. Le déficit budgétaire ainsi que le besoin de financement de la balance des paiements pourraient s’élargir compte tenu de la perte de recettes, de l’augmentation des dépenses de santé et de la baisse des exportations.

En tout état de cause, le Togo recevra une aide additionnelle de la part du FMI, dans le cadre de l’appui face au virus, avec le décaissement de près de 79.320.500.000 de francs CFA (soit 131.3 millions de dollars) à la fin de la Facilité élargie de crédit (FEC). Une somme quatre (04) fois supérieure au montant initialement prévu.

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