Pendant que le gouvernement ne cesse de mettre les moyens pour soutenir la gestion durable de l’éclairage public au Togo, la gestion de cet éclairage public par les communautés locales posent de sérieux problèmes et constituent un véritable danger pour la survie et la durabilité de l’éclairage public au Togo.

En effet, il n’est plus un secret pour personne que la gestion de l’éclairage public fait face à des difficultés liées à l’incapacité des communautés locales de payer leurs factures. C’est d’ailleurs la problématique qui était au centre d’une tournée nationale d’échange entre le Comité de Gestion des Redevances de l’Éclairage Public, les préfets et les collectivités locales pour trouver ensemble les solutions en vues de garantir la pérennité de cet éclairage et continuer l’extension dans les zones non encore bénéficiaires ainsi que la maintenance des ouvrages de l’éclairage public. Car, selon les projections du CGREP, organe en charge de la gestion de l’éclairage public, si rien n’est fait, le cumule des impayés conduira vers la suspension pure et simple de l’éclairage public.

Lampadaire allumé à Tchamba, au niveau de l’ICAT à 17h, une heure avant l’heure normale.

Malheureusement, un triste constat montre que l’une des causes de la hausse de la facture de l’éclairage public, reste la mauvaise gestion de l’éclairage public par les communautés locales et l’admission public. Et pour preuve, les gens pensent généralement que l’éclairage public est un bien de l’État et en font ce qu’ils veulent. Les lampadaires sont allumés déjà à 17heures pendant que le soleil brille encore. Le matin, les lampadaires restent allumés  jusqu’à 5h30-6heures voir restent allumés toute la journée… Dans les bureaux: les ampoules, les ordinateurs, les climatiseurs…, ne sont jamais éteints.

Pour exemple, un tour dans la ville de Tchamba le 19 février dernier, nous a permis de constater que tous les lampadaires de la ville étaient allumés déjà à 17heures, soit une heure avant l’heure normale fixée à 18heures. Cet exemple de la ville de Tchamba n’est qu’un parmi tant d’autres car  il en est de même dans plusieurs localisés où la gestion de l’éclairage public est faite d’une manière très anarchique par les comités qui pourtant n’arrivent pas à payer la facture des 1 franc réservés à l’éclairage public.

Ce sont donc des comportements peu orthodoxes qu’il faut proscrire dans les communautés afin de minimiser les coûts des fractures de l’éclairage public pour aider le gouvernement à continuer par assurer l’éclairage public et poursuivre l’extension dans les zones non encore éclairées.

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