Du 29 au 30 septembre 2022 se tiennent à Lomé capitale togolaise, les travaux d’un séminaire des parlementaires de la Communauté Economique des Etats de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO). La rencontre porte sur le renforcement des prérogatives du parlement dans le cadre de la restructuration de la Commission de la CEDEAO tel qu’inscrit dans l’acte additionnel de l’institution communautaire.

Les travaux de ce séminaire sont présidés par le président du parlement de la CEDEAO, Dr. Sidie Mohamed Tunis en présence de Ibrahima Mémounatou, 3è vice-présidente du parlement de la CEDEAO. Cette rencontre se tient en prélude à la deuxième session extraordinaire du parlement de la CEDEAO. Il devra permettre à l’institution parlementaire communautaire d’être en phase avec la vision 2050 de la CEDEAO. Et à terme, passer de la CEDEAO des États à une CEDEAO des peuples. Dans son mot de bienvenu, le député Patrick Bolouvi, membre de la délégation togolaise au parlement de la CEDEAO s’est réjoui de la tenue de cette rencontre dans capitale togolaise « Dans ce contexte de crises multiformes notre pays et notre communauté continuent de déployer tous leurs efforts pour avancer et faire face aux défis de l’heure. Qu’il me soit permis, de saisir cette occasion pour exprimer ma gratitude au Président de la République, Son Excellence Monsieur Faure Essozimna Gnassingbé et lui rendre un hommage mérité pour son leadership remarquable au sein de notre communauté. La représentation communautaire s’engage à travers ledit séminaire à contribuer à l’amélioration de la gouvernance de nos institutions communautaires. Je reste persuadé que ce moment sera un carrefour d’échanges authentiques et vrais fondés sur le désir et la passion réelle de comprendre, de contribuer et d’améliorer le fonctionnement de nos institutions », a-t-il précisé.

Pour le président du parlement de la CEDEAO, les défis auxquels fait face l’espace communautaire nécessitent de nouvelles approches. « Depuis sa création en l’an 2000, le Parlement de la CEDEAO continue vigoureusement de faire écho de son engagement à l’égard de la diplomatie parlementaire et à démontrer brillamment cette résilience face aux défis persistants. Porté sur les fonts baptismaux comme l’une des institutions de la CEDEAO, le tout dans le but de parvenir à l’intégration et au développement régional, le Parlement a, au fil des ans, collaboré avec d’autres institutions de la Communauté et les parlements nationaux dans un partenariat indéfectible pour relever les défis urgents. Pendant que nous nous réunissons aujourd’hui, les gains que nous avons durement acquis en tant que région sont menacés. Les menaces à la démocratie et à l’État de droit, la lutte contre la corruption, la réalisation de la zone de libre-échange africaine, l’éradication de la pauvreté, la promotion des droits humains et la défense de l’égalité des sexes sont des défis auxquels la région doit faire face. Ces défis de taille requièrent des stratégies novatrices garantissant que chaque institution de la Communauté s’acquitte de son rôle conformément aux prérogatives qui lui sont conférées. Ce faisant, nous sommes profondément convaincus que le Parlement de la CEDEAO, qui reflète la pleine représentation des peuples des 15 États membres de la CEDEAO, est la plateforme idéale pour le partage d’expériences sur les moyens pratiques par lesquels des solutions peuvent être trouvées », a indiqué Sidie Mohamed Tunis.

Divers aspects du système organisationnel de l’institution ont été abordés. Il s’agit notamment de l’opérationnalisation des nouvelles réformes institutionnelles de la commission à savoir son implication sur le mandat du parlement, la coopération institutionnelle, les propositions de lois-types et de lois uniformes communautaires comme premières étapes de la législation, les commissions d’enquête parlementaire, la médiation et le rôle du parlement de la CEDEAO dans la démocratisation du processus d’intégration régionale.

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