Au Togo, 70% des activités économiques sont liées à la façade maritime et le pays en tire une grande partie de ses recettes fiscales. En lien avec le développement des chaînes de valeurs de la pêche maritime, le nouveau port de pêche de Lomé financé à 20 milliards de francs CFA fait montre d’une vitalité sans précédent, ce qui présage un meilleur avenir.

La production halieutique est estimée à plus de 20 000 tonnes chaque année au Togo. Mais elle a atteint un pic de plus de 37 000 tonnes de poissons capturés entre 2018 et 2019, selon les statistiques de la Direction de la pêche et de l’aquaculture.
Ces quantités sont portées par le port de pêche de Lomé qui a comptabilisé d’une année à l’autre, 17 260 et 17 534 tonnes. En termes de proportion, cela fait 95% de la production totale de 2018 (18 142 tonnes) et 92% de celle de 2019 (18 960 tonnes). Le reste de la production vient des sites de pêche de Kodjoviakopé, de Payédémé et du Lac Nangbéto.

Instauration du repos biologique

C’est une mesure qui freine la surexploitation au Togo. Elle est intervenue pour lutter contre la diminution des rendements due à la surexploitation des bancs de poisson. La décision incite à déployer de nouvelles politiques visant à booster le secteur afin d’améliorer le rendement halieutique à l’intérieur des eaux togolaises.

L’instauration systématique du repos biologique ou encore le déploiement du plan de gestion des pêcheries se montrent très productifs. Le secteur de la pêche emploie aujourd’hui plus de 20 000 Togolais et contribue à environ 4,5% du PIB agricole et à 1,3% du PIB national.

Un port de pêche qui participe à la consolidation des emplois

Le port de Lomé a été inauguré en 2019. Il est implanté dans la zone industrielle de Baguida et dispose des services qui le rendent moderne et pratique. Peuvent être citées sans être exhaustif l’existence d’une criée, de 02 machines de production de glace d’une capacité de 5 000 tonnes par jour, de 03 chambres froides d’environ 400 caisses et d’une capacité de contenance de 300 pirogues.

L’infrastructure participe à la consolidation de près de 8 000 emplois (3 000 pêcheurs, 3 500 transformatrices de poissons et 1 500 mareyeuses). 5 000 autres emplois directs et indirects concernant le traitement de produits halieutiques, la fabrication et la vente de glace, de matériels de pêche et l’entretien des installations sont également prévus.

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