Au Togo, l’Assemblée nationale a adopté, ce 29 novembre 2022, à l’unanimité, le projet de loi relatif à la protection des apprenants contre les violences à caractère sexuel au Togo. Ce vote a eu lieu au cours de la sixième séance plénière de la deuxième session ordinaire de l’année sous la présidence de Mme Yawa Djigbodi Tsègan, présidente de l’Assemblée nationale. Ceci en présence de Dodzi Komla Kokoroko, ministre des enseignements primaire, secondaire, technique et de l’artisanat,  Adjovi Lolonyo Apedoh- Anakoma, ministre de l’Action sociale, de la Promotion de la Femme et de l’Alphabétisation et Christian Trimua, ministre des Droits de l’Homme, de la formation à la citoyenneté et des relations avec les institutions de la République.

En effet, les actes de violence à caractère sexuel notamment l’atteinte à l’intimité, l’attouchement et le harcèlement sexuel, la pédophilie et le viol dans les institutions éducatives, centres d’apprentissage et de formation professionnelle impactent négativement les études des apprenants et compromettent leur avenir. Ces actes de violence à caractère sexuel sont à l’origine de plusieurs maux que sont les traumatismes durables, la baisse de résultats scolaires et surtout des grossesses précoces et indésirées. Ainsi, l’objectif de cette loi portant protection des apprenants contre les violences à caractère sexuel au Togo s’inscrit dans une dynamique intégrale de prévention à la réparation en passant par la répression. Elle vise  à garantir un environnement sûr, propice au développement des apprenants, filles et garçons. Son adoption garantit la dignité, l’épanouissement, l’intégrité physique et mentale des apprenants.

Les commissaires du gouvernement, ont témoigné la gratitude du gouvernement à l’endroit de la représentation nationale pour la qualité du travail fait et surtout l’adoption à l’unanimité du texte. Témoignant de la pertinence et de l’importance du projet de loi. Ils ont réitéré l’attachement du gouvernement à cette loi qui offre des avantages certains aux apprenants sur plusieurs plans favorisant ainsi leur scolarisation et apprentissage en toute quiétude.

La Présidente de l’Assemblée nationale, Yawa Djigbodi Tsègan s’est réjouie des efforts que le gouvernement ne cesse de faire en vue de doter le pays, d’un cadre juridique adéquat pour une meilleure garantie de la protection des libertés et droits fondamentaux des personnes physiques. Pour elle  « La protection des apprenants contre les violences à caractère sexuel répond à la préoccupation majeure de leur garantir un développement sain, harmonieux et équilibré. Ce combat doit être un combat collectif. L’Assemblée nationale est en harmonie avec le gouvernement dans cette volonté de fermeté et de prise de conscience collective parce qu’on ne peut pas continuer de nier ce qui se passe. Le gouvernement a décidé de nous amener tous à affronter ces défis et à les relever. Donc, la représentation nationale a accompagné la dynamique, maintenant place à l’exécution. Et je pense que c’est sur ce point que la représentation nationale continuera de garder la dynamique de la cohésion autour de ces décisions pour que partout où nous allions, nous puissions nous retrouver dans ce texte que nous avons adopté afin d’être de véritables acteurs de sa mise en œuvre. ».  Yawa Tségan Djigbodi, a aussi précisé que les enfants constituent une richesse et la République a l’obligation de les protéger à tous égards. « Nous prions donc que Dieu continue de bénir tous les enfants, ce n’est pas facile d’aller à l’école mais nous pensons que, avec l’encadrement de tous, les enfants réussiront et seront la relève de demain. Je pense que c’est la vision du Président de la République, Son Excellence Monsieur Faure Essozimna Gnassingbé. Nous nous engageons tous à accompagner cette vision pour des résultats tangibles et satisfaisants » a-t-elle indiqué.

Il convient de rappeler que l’adoption de cette loi intervient au moment où au Togo, les cas de grossesses en milieu scolaire ne cessent de se multiplier chaque année. Il était donc devenu impératif pour le gouvernement de prendre des mesures draconiennes afin de mettre fin à ce phénomène qui va à l’encontre de la volonté des premières autorités du pays de faire la promotion de la femme au niveau des postes décisionnels. Car pour le faire il faut des femmes bien formées et disposant de diplômes nécessaires.

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