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(@afrique-news.info) Lomé la capitale togolaise, sous tensions politique et sociale depuis le début de la semaine, se prépare malgré tout à accueillir ce samedi 14 avril 2018 une session extraordinaire  des Chefs d’Etats de la Communauté Economique des Etats de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO).

Présidée depuis le 04 juin 2017 par le président togolais Faure Gnassingbé, la Communauté Economique des Etats de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO) devrait sauf changement extraordinaire de dernière minute, tenir une session extraordinaire le samedi 14 avril prochain à Lomé au Togo selon nos informations. Cette rencontre de Lomé, devrait se plancher sur plusieurs sujets dont principalement celui de la crise en Guinée Bissau ainsi que les grands défis de la sous-région en occurrence le processus d’intégration régionale et la libre circulation des personnes et des biens au sein de l’espace. Deux sujets qui préoccupent l’actuel président en exercice de la CEDEAO et qu’il en a fait une priorité pour son mandat. La crise que traverse le Togo depuis huit mois ne sera pas du reste. Le facilitateur désigné par la CEDEAO devra faire le point de la situation à ses pairs.

La tenue de cette session extraordinaire à Lomé arrive au pire moment où la crise politique que connait le Togo depuis le 19 Août dernier reprend de plus belle avec les manifestations de rue de l’opposition après deux mois de trêve due à l’ouverture du dialogue entre opposition et pouvoir sous la facilitation du président Nana Akoufo Addo du Ghana. On note également une forte tension sociale avec les mots d’ordre de grève dans plusieurs secteurs   qui paralysent l’administration publique.

Et justement, les trois jours de manifestations  que projetait l’opposition devraient démarrer le mercredi 11 pour s’achever le samedi 14 avril alors même que les chefs d’Etat de la sous-région sont à Lomé.  Selon plusieurs sources, la tenue de cette session extraordinaire de la CEDEAO à Lomé ce samedi, serait la principale raison qui a motivé l’interdiction ferme des manifestations. On se souvient que durant près de quatre mois, les manifestions de l’opposition avaient été encadrées dans le calme sans interdiction. Pourquoi le pouvoir de Lomé décide d’interdire cette marche et d’une manière ferme? Même si le gouvernement semble utiliser l’argument du règlement intérieur du dialogue qui fait obligation aux protagonistes de la crise de surseoir à toutes manifestations de rue durant le dialogue, la vraie raison serait liée à cette session extraordinaire de la CEDEAO.

C’est également la même raison qui justifierait la décision de l’opposition de maintenir ses manifestations malgré le souhait du facilitateur d’obtenir de l’opposition l’annulation de ses manifestations. L’opposition continue d’appeler ses militants  pour une grande mobilisation samedi afin de se faire mieux entendre des autres chefs d’Etats de la CEDEAO qui seront à Lomé. Le bras de fer forces de l’ordre manifestants qui s’est poursuivi ce jeudi dans les rues de certains quartiers marquera une trêve demain vendredi pour reprendre très probablement samedi.

 

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