Alors l’on va vers l’organisation d’un double élections à la fin de cette année pour le choix des élus locaux et des membres de l’Assemblée Nationale, sur fond de boycott de l’opposition notamment la C14, le ministre togolaise de la fonction publique, du travail et de la réforme administrative, point focale de la délégation gouvernementale au dialogue politique inter-togolais, ne semble pas s’émouvoir. Au contraire, il juge cela comme un moyen de renouvellement de la classe politique. 

En effet, reçu ce vendredi dans une émission sur une radio de la place, le ministre togolais de la fonction publique Gilbert Bawara a indiqué sans ambages  que la participation ou non de la Coalition des 14 partis politiques de l’opposition regroupés au sein de la C14, aux élections élection locale et législatives ne change en rien le calendrier démocratique et républicain. Pour lui, le boycott du processus électoral par cette Coalition reste le dernier des soucis du gouvernement d’autant plus que la CENI est légale et légitime, elle poursuivra l’organisation du processus électoral. Le boycott des élections par cette coalition de l’opposition participera d’ailleurs à un renouvellement de la classe politique, notamment de l’opposition.« J’entends souvent ici et là qu’il faut parvenir au renouvellement de la classe politique. Si des événements conjoncturels venaient à contribuer à ce renouvellement notamment au niveau de l’opposition, je crois que beaucoup de togolais salueront cette évolution » a-t-il indiqué pour répondre à une préoccupation d’un journaliste sur un probable boycott du scrutin par l’opposition.

Pour celui qui fait office du port-parole du gouvernement, l’institution compétente pour organiser les élections c’est la CENI et elle organisera les élections avec ceux qui se présenteront et qui respecteront les conditions pour être candidats. En claire un éventuel boycott des prochaines élections par les principaux partis d’opposition qui contestent notamment le pouvoir de Faure Gnassingbé depuis plus d’un an maintenant restera un épiphénomène.

Il faut rappeler qu’un éventuel boycott des législatives du 20 décembre prochain, plongerait le Togo dans la même situation qu’en 2002, situation qui avait permet aux députés du RPT, parti présidentiel d’alors, devenu aujourd’hui UNIR, de modifier l’actuel constitution pour lever le verrou de la limitation de mandats à deux et de réduire l’âge pour être président à 35 ans. Ce qui a permis non seulement à l’actuel président du Togo, Faure Gnassingbé non seulement de succéder à son père mais surtout de briguer plus de deux mandats à la tête du Togo.

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