Après Dapaong, Kara et Sokodé, c’est autour de la ville des sept collines Atakpamé, d’accueillir la délégation du Comité de Gestion des Redevances de l’Éclairage Public(CGREP), ce jeudi 21 février 2019 pour le compte de la région des Plateaux. 

Tout comme dans les autres régions, l’objectif de cette rencontre est d’impliquer les populations à la base dans la recherche des solutions à la gestion durable et efficiente de l’éclairage public au Togo. C’est le président de la délégation spectacle de la commune d’Atakpamé M Adjonou Kassègnè qui a présidé cette rencontre au nom du préfet de l’Ogou en présence des autres préfets de la région des Plateaux.

Ainsi, après le mot introductif du président du CGREP, Abbas Abdoulaye, pour planter le décors et placer la rencontre d’échange dans son conteste, a pris la parole pour saluer cette initiative qui, selon lui, est souhaitée depuis longtemps par les présidents des délégations spéciales. A la suite du discours d’ouverture du représentant du préfet, le président du Comité de Gestion des Redevances de l’éclairage public, Abbas Abdoulaye a fait le bilan de la situation. Ainsi il ressort que depuis sa création il y a 08 ans, les redevances sont estimées à 10 milliards 400 millions et la CEET a recouvré un peu plus de 9 milliards 300 soit plus de 90% des redevances. Et selon lui le constate est clair, l’éclairage public fait face à des difficultés de remboursement et cumule la dette auprès de la CEET. Cette situation est due au fait que les collectivités territoriales en dépit du coût dérisoire réservé à l’éclairage public, éprouvent des difficultés à payer les factures de ces EP. Les projections du CGREP montrent que si rien n’est fait avec les impayés, d’ici 2023, il y aura plus de 23 milliards d’impayés et en 2028 plus de 50 milliards d’impayés. C’est ce qui justifie cette tournée nationale d’échange du CGREP avec les collectivités locales et les préfets afin de trouver une solution à proposer au gouvernement pour pallier au risque d’une éventuelle coupure de l’éclairage public au Togo. Face à ce constat lamentable, les propositions des participants ont essentiellement tournées sur comment trouver une solution afin de pérenniser cet éclairage public et continuer son extension. C’est ainsi l’option d’augmenter les redevances entre 2 et 3f à été largement partagée ainsi que la possibilité de faire participer tous les usagers de l’éclairage public aussi bien connectés au réseau électrique ou non. Car le constat est évident seuls ceux qui sont connectés au réseau électrique payent cette redevance alors que tout le monde qui  circule dans la rue ou à accès au service administratif est utilisateur de l’éclairage public.

Pour rappel, c’est en 2011 que le gouvernement a institué la redevance de 1fcfa sur chaque consommateur et 2fcfa pour les industriels en vue de soutenir le gouvernement à accompagner les collectivités territoriales dans le payement des factures de l’éclairage public, faire les extensions dans les quartiers de chaque ville, et assurer la maintenance de ces Éclairages Publics(EP).

Après cette étape de la région des Plateaux, le rendez-vous est pris pour la région Maritime demain vendredi 22 février pour le même exerce.

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