« Nous devons en finir avec la culture des réussites silencieuses », c’est par cette phrase pleine de sens que le premier ministre Dr Selom Klasdou a ouvert la seconde réunion de concertation entre le gouvernement togolais et le secteur privé mardi 26 novembre, après la première tenue le 30 avril dernier. Les deux partenaires stratégiques se sont encore retrouvés pour faire le tour d’horizon des différentes réformes opérée par le gouvernement au cours des sept derniers mois.

En effet, cette rencontre présidée par le chef du gouvernement Selom  Klassou, s’inscrit dans le cadre de la réunion du comité de concertation entre l’État togolais et le secteur privé. Objectif, échanger sur différents sujets liés au développement du pays afin que les deux parties partenaires soient au même niveau d’information et aplanir les divergences. Dans son discours d’ouverture de la réunion, le Premier Ministre, chef du gouvernement a planté le décors en rappelant le cadre de la rencontre «  La réunion du comité de concertation entre l’État et le secteur privé  permet d’examiner et d’apprécier le chemin parcouru durant les sept mois écoulés après la rencontre du 30 avril dernier, en vue de projeter ensemble, les perspectives pour une croissance inclusive escomptée. Il s’agissait spécifiquement, de partager avec le secteur privé les réformes mises en œuvre dans le cadre de l’amélioration du climat des affaires; de renforcer la confiance mutuelle entre l’Etat et le secteur privé ; de mieux informer le secteur privé sur les solutions majeures déjà apportées à certaines de ses préoccupations et surtout, d’échanger sur les projets structurants du Plan national de développement (PND) 2018-2022 ». Accompagné d’une forte équipe gouvernementale, preuve de l’importance de cette rencontre, le premier ministre avait devant lui toutes les organisations du secteur privé nomment la chambre du commerce, le patronat, les grandes entreprises, les femmes Cheffes d’entreprises, la chambre nationale des métiers.  Pour partager avec le secteur privé les réformes mises en oeuvre par le gouvernement depuis la première réunion, le chef du gouvernement a donné tour à tour la parole aux différents ministres pour faire le point. Ainsi, le ministre du commerce, Kodjo Adédzé a eu faire le point du premier forum économique Togo-UE et les retombées économiques engendrées et les différentes réformes et facilités que le gouvernement a eu à faire dans le cadre de son département. La ministre de l’artisanat, Victoire Dogbé a pour sa part fait le point sur la première édition du marché artisanal MIATO qui a vu la participation de 11 pays, plus de 500 participants, avec d’importantes retombées pour le secteur artisanal. Elle a également fait le point des différents foires notamment la foire made in Togo qui est un cadre de promotion de l’artisanat togolais. Le climat des affaires qui est aujourd’hui le maillon fort du Togo, n’est pas du reste. Et c’est la ministre déléguée, conseillère du chef de l’État, Sandra Johnson qui a fait le tour d’horizon des différentes réformes dans le domaine de l’amélioration du climat des affaires et qui  a permis au Togo de se positionner comme un des meilleurs réformateurs au monde. Le ministre des mines et des énergies Ably- Bidamon a pour sa part fait le point de la politique énergétique du pays qui vise à atteindre à l’horizon 2030, l’électricité pour tous.

En termes des réforme réalisées, le premier ministre est revenu notamment sur la relecture du Code des investissements, du Code général des impôts, l’amélioration substantielle du climat des affaires qui a valu dans le rapport Doing Business 2020 le rang de 1er pays réformateur en Afrique et 3ème au monde, la mise en place par décret de l’Agence de promotion des investissements et de la zone franche (API-ZF), du Comité d’Agrément au Code des investissements et au statut de zone franche industrielle, la récente création à Lomé du Bureau de la Société Financière Internationale (SFI) branche du Groupe de la Banque Mondiale destinée à soutenir les PME-PMI en matière de financement …avant d’inviter le secteur privé à jouer sa partition en tant que partenaire stratégique « le secteur privé est l’entité susceptible de tirer la croissance tandis qu’en amont, le Gouvernement est l’organe fédérateur des énergies appelées à favoriser le plein développement et l’émergence du pays à travers des réformes courageuses » a-t-il précisé. Prenant la parole au nom du secteur privé, Germain Méba, Président de la Chambre de commerce et d’industrie du Togo (CCIT), a remercié le gouvernement pour la tenue de cette rencontre et les efforts faits pour l’amélioration du climat des affaires pour le secteur privé avant de soulever quelques préoccupations recalages à leurs au 20 points de recommandations de la première réunion de concertation. Il a   au nom du secteur privé que le reste de leurs doléances trouvent un écho favorable auprès du Gouvernement.

Au cours du débat, les discussions ont permis aux deux parties, d’avoir des informations fiables sur certains points de désaccord. Les deux partenaires (État et secteur privé ) ont convenu de commun accord sur un relevé de conclusion lu par le président du patronat. On retient de ce relevé de conclusion, que l’essentiel des 20 points revendicatifs de la première réunion de concertation ont été pris en compte par le gouvernement. Reste quelques points dont certains sont partiellement en cours de mise oeuvre.

En clôture de la rencontre, le Premier Ministre a invité le secteur privé à saisir l’opportunité que leur offre le Togo actuellement. « Premier pays réformateur en Afrique et 3eme dans le monde, saisissez cela et utilisez cela comme moyen pour dénicher des partenariats avec vos homologues en Europe, en Aise, en Amérique et d’ailleurs. L’État a suffisamment fait et va continuer de faire. Il vous appartient d’être encore pro-actifs, je sais les efforts que vous menez mais continuez », les a-t-il confié

LAISSER UN COMMENTAIRE

Please enter your comment!
Please enter your name here