La Commission nationale des droits de l’homme (CNDH) a enquêté sur l’affaire relative aux présumés braqueurs abattus le 28 juillet 2019 par les éléments du Groupement d’intervention de la police nationale (GIPN).

La publication de son investigation suscite un vif débat dans lequel plusieurs observateurs et spécialistes de l’enquête criminelle parlent de précipitation et d’incompétence. Pour ces observateurs, il est inadmissible de rendre public le rapport d’une affaire de si grande importance sans y associer les institutions impliquées, et sans contribuer définitivement à situer l’opinion sur la version réelle des faits. C’est tout un flou qui entoure le rapport publié par la CNDH, soulignent ces observateurs. D’après leur explication, ce flou réside particulièrement dans la partie suivante dudit rapport:

« Sur l’enlèvement de « Cimetière » et Dékpo dans la nuit du 27 juillet 2019.

Les informations recueillies au cours des investigations sont édifiantes et amènent le groupe de travail à conclure que dans la nuit du samedi 27 juillet 2019, « Cimetière » et Dékpo ont été enlevés à leurs domiciles par des hommes dont certains en tenue de « sodja ». « 

Pourquoi rendre public ce rapport, quand on sait qu’on a pas pu identifier les personnes qui ont enlevé les braqueurs ?

En tant qu’institution sérieuse, et au regard du contexte politique souvent manipulable au Togo, il aurait été plus convenable pour la CNDH, d’avoir tous les éléments de l’enquête avant de rendre public le rapport qui en découle.

Dans le cas actuel, c’est un rapport qui menace la quiétude et la confiance dans lesquelles les agents de la GIPN opèrent face à de grands actes de criminalités qu’ils combattent.

C’est un rapport flou qui témoigne suffisamment du manque d’expérience et révèle l’incompétence de la CNDH à traiter seul ce dossier très sensible sans y associer suffisamment les institutions impliquées avant publication. Il s’agit d’un acte qui fait porter des doutes sur le laborieux travail que font le Ministère de la Sécurité et de la protection civile, et celui des Droits de l’homme.

Pour l’opinion, la CNDH n’a rien apporté au dossier.

Les défenseurs de cette thèse appellent à l’ouverture d’une enquête judiciaire impliquant les organes compétents pour faire jaillir la vérité.

La Rédaction

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