Créée par décret présidentiel pour lutter contre la corruption et crimes économiques, la Haute Autorité pour la Prévention et la Lutte contre la Corruption et les Infractions Assimilées (HAPLUCIA), s’est après quelques temps de flottement, lancé véritablement dans sa mission afin de faire la lumière sur un certain nombre de cas de détournements et de Corruptions au Togo. Mais le cas spécifique de la préfecture de l’AVÉ où des dénonciations sont légion par rapport à la gestion de cette préfecture, reste déterminant pour la survie et la crédibilité de la  HAPLUCIA.

Depuis plusieurs semaines et mois maintenant, des dénonciations se multiplient à profusion contre ce qui est appelé, « gestion décriée, très peu orthodoxe » de la préfecture de l’AVÉ par le préfet et détenteur de l’autorité publique qui se serait spécialisé en ‘’ détournements des deniers publics ‘’. Les dénonciations font en effet, état de ce que ce préfet très souvent cité dans plusieurs dossiers allant du foncier à la chefferie traditionnelle, aurait créé de son propre chef, un certain nombre d’actes qui génèrent des recettes qu’il n’a jamais imputées sur quelque ligne budgétaire de la préfecture que ce soit. Selon ces dénonciations, depuis une décennie qu’il est en poste, investi d’une mission de service public, il aurait créé de lui-même un certain nombre d’actes et il en a usurpé d’autres, pour se remplir les poches avec les recettes générées par ces actes administratifs fictifs.

En effet, même si la HAPLUCIA semble se saisir de ces dénonciations pour commencer des investigations dans la préfecture afin de déterminée les tenants et aboutissants de cette affaire, cet organe à tout à jouer et à y gagner dans ce dossier car sa crédibilité et sa survie auprès de l’opinion publique en dépendent de la manière dont ce dossier sera géré. Car tellement, les faits dénoncés et allégués,  sont d’une précision et d’une clarté qu’on serait ne pas les prendre en compte. Les précisions la manière s’opérer sont assez précises que cela pousse sortir de l’imaginaire des dénonciateurs.

Par exemple, lorsqu’on parle dans les dénonciations: des autorisations de transfert des corps (10.000 fr), des passes ou autorisations pour les coups de salves (entre 7500 et 10.000fr selon la nature et la durée de l’événement), des autorisations des fonctionnaires (10.000 fr), le Certificat de résidence (2500 fr), l’attestation de non-logement des fonctionnaires (2000 fr), les autorisations de sortie et d’entrée des églises (5000 fr), l’autorisation d’évangélisation (5000 fr par jour), les camions de sable (1000 fr par passage de camion) ainsi que toutes les recettes liées au foncier en l’occurrence les certifications administratives (10% de la valeur vénale de l’immeuble) et les certifications de procuration ainsi que des certifications des droits de propriété souvent rémunérés en nature comme des dons en hectares de terres que le Préfet revend aussitôt. Et que ces différentes taxes n’ont leurs traces à aucun niveau du budget de la préfecture de l’AVÉ, ce sont des dénonciations d’une extrême gravité et que la HAPLUCIA aura vraiment grand intérêt à y voir clair afin de rassurer les togolais de ce qu’elle joue clairement et d’une manière impartiale sa mission de lutte contre la corruption et infractions assimilées. Ceci, afin que le ou les auteurs de ces malversations, puissent répondre de leurs actes attentatoires et criminels au développement du pays et de dissuader d’éventuels personnes qui seraient tentées d’imiter ces actes criminels. Les dénonciations sur la gestion scandaleuse et scabreuse de la préfecture de l’AVÉ portent également sur la gestion d’une subvention de 20 millions qu’octroie chaque année la Société Autonome de Financement et d’Entretien routier (SAFER) à la Préfecture pour accomplir les œuvres d’utilité publique dans la préfecture. Une somme, qui serait également mal gérée par le préfet qui confondrait sa propre poche aux oeuvres d’utilité publique auxquelles est destinées cette somme.

Face à toutes ces dénonciations et preuves accablantes, la HAPLUCIA et ses enquêteurs ont tout intérêt à faire toute la lumière dans cette affaire car non seulement leur crédibilité et survie en dépendent de la manière de traiter cette affaire mais aussi, ils ont intérêt à dissuader par le bon règlement de cette affaire de la préfecture de l’AVÉ, les autres prédateurs des deniers publics ainsi que les spécialistes en corruption.

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