Depuis 2017, l’État togolais dans le souci de favoriser l’éducation pour tous en agissant sur les leviers facteurs de l’abandon des classes et d’échec, a relancé les cantines scolaires qui jadis avaient fait leurs prouvent avant d’être abandonné entre temps. Ces cantines scolaires sont mises en œuvre dans le cadre du projet de Filets sociaux et services de base (FSB) à travers l’Agence nationale d’appui au développement à la base (ANADEB).

En effet, trois ans après, ce projet porte fièrement ses fruits dans les zones de mise en oeuvre avec une augmentation du taux de réussite des élèves et surtout un fort taux de maintien des élèves à l’école. Le taux d’abandon de classe ayant considérablement baissé depuis le début de la mise en oeuvre de cet projet. de cantines scolaires. Car, il n’est plus à démontrer que l’un des problèmes auxquels les élèves faisaient face surtout dans les zones défavorisées, est celui de la nutrition. Ce qui était la principale cause de déscolarisation et d’échec des enfants. Dans le cadre de la rédaction de cet article, nous avions eu à échanger avec beaucoup de responsables d’écoles bénéficiaires du projet dans la région des Savanes. Il ressort et d’une unanime que, depuis le début de ce projet, le taux d’abandon des classes a nettement baisé tandis que celui de réussite a considérablement augmenté. « Quand le programme est arrivé, il faut dire que ça nous a réconforté et a donné une nouvelle image à notre effectif et aux résultats de fin d’année. Nos écoles étaient vides à partir du second trimestre. Dès fois même juste à la fin du premier trimestre, vous ne verrez plus certains élèves. Dans d’autres cas, ils viennent le matin et ne reviennent pas la soirée, soit, ils ne viennent pas le matin, mais vous les verrez la soirée. La pauvreté grandissante, fait que l’enfant doit aller chez ses parents au champ avant de trouver à manger et revenir à l’école. S’il ne trouve pas à manger ou est fatigué, il ne revient plus. Les abandons étaient nombreux dans pratiquement toutes les classes et le problème, c’est la pauvreté. Mais depuis la mise en place de la cantine scolaire, tous les élèves sont fréquents à l’école avec un taux de réussite assez élevé », témoigne un directeur d’école bénéficiaire

Depuis le lancement du projet de cantines scolaires à ce jour, l’on note qu’avec près de 23 milliards de francs CFA engagés conjointement par l’État togolais et la Banque mondiale, c’est plus de 133 infrastructures de base qui sont mises en place dans 150 cantons les plus pauvres du pays pour plus de 97.500 écoliers bénéficiant d’un repas chaud chaque jour d’école, dans 315 écoles primaires publiques  réparties dans les 5 régions du pays. On estime à près de 60.500 ménages bénéficiaires chaque trois mois des transferts monétaires de 15.000 francs CFA. Une sous-composante du projet des filets Sociaux de Base qui rentre également dans la droite ligne de la mise en oeuvre des cantines scolaires.

C’est donc une initiative fort louable qui a été pensée et mise en oeuvre par le gouvernement togolais à travers l’ANADEB  et qui doit se poursuivre si l’on veut vraiment atteindre l’objectif de l’éducation pour tous voulu par les plus hautes autorités togolaises.

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