Le Togo comme la plupart des pays africains fait face à un déséquilibre lié à la répartition spatiale des populations, des ressources naturelles et des activités économiques. Ce déséquilibre peut se constater à plusieurs niveaux. Le déséquilibre entre la capitale et le reste du pays, le déséquilibre entre les régions et à l’intérieur des régions, et le déséquilibre entre les zones urbaines et celles rurales.  C’est face à cette situation qu’en 2009, le Togo a adopté une politique nationale d’aménagement du territoire (PONAT) pour atténuer les déséquilibres et disparités constatées.

En effet, l’engagement manifeste du Togo pour la prise en compte de la dimension spatiale dans sa politique de développement a été marqué en 1991 par la création du Ministère du Plan et de l’Aménagement du Territoire et réaffirmé en 2006 par l’adoption de la Déclaration de Politique Nationale d’Aménagement du Territoire (DEPONAT). Ceci répondait à cette démarche qui impose de facto l’élaboration et l’application des outils d’aménagement du territoire. C’est ainsi que le territoire est devenu une préoccupation fondamentale en matière d’organisation et de gestion au même titre que les ressources du pays. Ainsi, selon les termes de la PONAT, l’aménagement du territoire ne se limite plus à la lutte contre le déséquilibre et le dysfonctionnement entre les régions, les préfectures et les cantons, mais elle veillera à planifier et à organiser l’utilisation de l’espace en fonction des normes et critères de développement, des richesses territoriales et des dynamiques sociales. L’aménagement du territoire demeure donc une approche de développement équilibré et durable en conformité avec les exigences des ODD.

C’est dans le cadre de cette politique qu’en Octobre 2017, plusieurs acteurs de développement sur l’aménagement du territoire se sont retrouvés en vue de mieux comprendre les enjeux et défis de la politique nationale d’aménagement du territoire. Et pour cause, la concentration de l’essentiel des activités économiques, administratives, politiques et culturelles dans la capitale à Lomé, pose des problèmes d’équipements sociaux collectifs tels que les transports urbains, le logement, l’assainissement etc.). Car, il n’est pas un secret que, le Togo ne dispose pas encore d’outils de planification spatiale tels que les schémas national, régionaux et locaux d’aménagement du territoire.

Il convient de rappeler que malgré l’élaboration du document de la Politique Nationale d’Aménagement du Territoire dont l’objectif est d’amorcer le développement équitable du territoire, le Togo dans le contexte actuel de son développement, connaît un déséquilibre lié à  la répartition spatiale des populations, des ressources naturelles et des activités économiques. De la planification régionale à la planification sectorielle, le Togo n’a pas pu réduire de façon significative les disparités régionales et les déséquilibres spatiaux et structurels afin d’assurer un développement harmonieux et durable.

Le constat sur l’ensemble du territoire est qu’il existe une forte croissance démographique qui entraîne une plus grande sollicitation de l’Etat dans les secteurs sociaux à savoir santé, éducation, affaires sociales… et de l’emploi. Selon les études élaborées dans le cadre de la PONAT, le taux de croissance économique évolue à un rythme inférieur à celui de la croissance démographique. La croissance économique et le développement durable et équilibré  constituent de ce fait un défi à relever eu égard aux moyens limités dont dispose l’Etat pour prendre en charge les besoins essentiels des populations où qu’elles se trouvent.

Rappelons que selon F. Choay et P. Merlin, l’aménagement du territoire est l’action et la pratique de disposer avec ordre, à travers l’espace d’un pays et dans une vision prospective, les hommes et leurs activités, les équipements et les moyens de communication en prenant en compte les contraintes naturelles, humaines et économiques, voire stratégiques.

ljnd

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