Le Togo prévoit de doubler les productions végétales et animales à l’horizon 2025. Cela demande des moyens. Sur le terrain, des plans sont suivis à la lettre et des accompagnements sont offerts aux éleveurs et acteurs impliqués dans le secteur qui se transcende.

Pour couvrir la demande alimentaire en viande et combler un déficit estimé à 45% par rapport aux besoins nationaux, environ 30 000 têtes de bovins sont importées, plus 40 000 petits ruminants et 01 million de volailles sur pied. A cela s’ajoutent 10 000 tonnes de viande pour un coût total allant jusqu’à 21 milliards de francs CFA par an en moyenne.

Réduire la dépendance

Le gouvernement passe par la voie de l’intensification de la production locale pour y parvenir. Certaines initiatives comme le Projet d’appui au secteur agricole (Pasa) ont été décisives. Exécuté entre 2011 et 2020 pour un cout global de plus de 26 milliards de francs, il a apporté des appuis financiers et techniques aux éleveurs. Le soutien a amélioré leurs conditions de vie, augmenté la production nationale et abaissé le niveau des importations.

Des gains améliorés

Près de 80 000 éleveurs ont augmenté leurs revenus de 50% ; 3 679 espèces de géniteurs améliorés de petits ruminants et 5 300 volailles ont été distribuées. Ces investissements ont généré 400 000 volailles contre 250 000 initialement prévues et 105 000 ruminants contre 87 000 envisagés au départ. De 300 000, les têtes de bovins sont passées à 475 000. Et de 1,5 million, les ovins et caprins sont passés à 4,2 millions.

Mais encore

Il faut y adjoindre la construction de plus de 6 000 bergeries et poulaillers améliorés. On retient aussi que 10 Zones d’aménagement de production bovine (ZAPB) identifiées seront incessamment aménagées avec une mobilisation de 500 millions de francs CFA.

Une autre stratégie consiste à créer des Instituts de formation en alternance pour le développement (Ifad). D’un côté, ils créent les conditions pour l’emploi des jeunes en leur offrant une formation ; et de l’autre, ils répondent aux ambitions économiques et aux besoins locaux.

Un premier Ifad dédié à l’aquaculture a été installé à Elavagnon dans la préfecture de l’Est-Mono. Un autre consacré à l’élevage est bâti à Barkoissi (préfecture de l’Oti). Il est destiné à la formation aux métiers de l’élevage de petits ruminants, volailles, porcins, bovins laitiers.

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