Le Sénégal continue à prendre des mesures spectaculaires dans la lutte contre le coronavirus. Des chercheurs ont commencé à effectuer des essais de validation concernant un test de diagnostic du Covid-19 qui peut être administré à la maison.

Ce test de dépistage, anticipé utiliser une piqûre pour prélever le sang, peut fournir des résultats dans un délai de 10 minutes et pourrait coûter seulement 1 dollar. De façon notable, le pays a été agressif dans sa lutte contre le virus. Il a été le premier pays subsaharien à fermer ses écoles. Selon un rapport d’Al Jazeera, le Sénégal travaille avec des scientifiques du Royaume-Uni pour fabriquer les tests de dépistage au Sénégal et au Royaume-Uni. Si les essais aboutissent, les tests pourraient être distribués dans toute l’Afrique dès juin 2020. Au Sénégal, le projet est dirigé par l’Institut Pasteur de Dakar, installation de recherche qui lutte contre les maladies depuis plus d’un siècle. L’institut avait travaillé précédemment sur des vaccins pour la fièvre jaune et la dengue. Les tests seront fabriqués à DiaTropix, une nouvelle installation du Sénégal. « Il n’est pas nécessaire de disposer d’un labo bien équipé, il s’agit d’un test simple qui peut être administré partout », a déclaré à Al Jazeera le Dr Amadou Sall, directeur de l’Institut Pasteur. « L’objet est de produire rapidement entre 2 et 4 millions de kits de test, non seulement pour nous mais aussi pour les autres pays africains, afin que nous puissions détecter et isoler les patients promptement. »

Public Radio International (PRI) signale que l’institut travaille dans le cadre d’un partenariat avec une société britannique de biotechnologie appelée Mologic. L’institut et Mologic travaillent ensemble sur deux types de test : un prélèvement de salive pour ceux qui pensent qu’ils sont infectés, et une piqûre du doigt pour ceux qui souhaitent savoir s’ils avaient déjà été exposés au virus. Environ 60 % de la population de l’Afrique subsaharienne est rurale, aussi les efforts pour atteindre les peuplements isolés et ruraux représentent l’un des plus grands défis liés au dépistage général en Afrique. « Dans un contexte africain, où il faut contacter les peuplements distants et où les labos sont mal équipés, cela fournit un énorme avantage », a déclaré le Dr Sall à PRI. L’équipe sénégalaise avait aidé l’Organisation mondiale de la santé lors de l’épidémie d’Ebola de la région, de 2014 à 2016. Le labo fut l’un des deux premiers du continent à pouvoir identifier le coronavirus, en analysant des échantillons provenant d’autres pays. Aujourd’hui, 43 des 54 pays d’Afrique ont des outils de diagnostic. Les chercheurs déclarent que le site de Dakar pourra produire initialement 4 millions de tests par an. Il a lancé des consultations pour ouvrir d’autres sites de fabrication dans d’autres régions du continent. Le Washington  Post signale que plus de 200 sociétés déploient leurs efforts pour développer des tests de dépistage aussi rapides. La Foundation for Innovative New Diagnostics de Genève assure le suivi de leurs progrès. Aucun de ces tests n’a encore satisfait aux normes internationales de durée de vie utile et d’exactitude.

Les tests de ce virus nécessitent actuellement plusieurs heures dans des labos sophistiqués, et les longues périodes d’attente nécessaires pour obtenir les résultats continuent à préoccuper les autorités de santé.

Source : Afrique News  avec Adf 

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