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(@afrique-news, par Mapote Gaye)  Devant la tribune des nation-unies, le Président Macky Sall s’est fait l’avocat de l’Afrique pour défendre la position du continent africain. En marge de la 76 ème édition de l’assemblée générale des Nations-Unies, le chef de l’Etat sénégalais a fait un véritable plaidoyer pour l’Afrique.

« En plus de ses efforts internes, l’Afrique en quête d’émergence a surtout besoin d’accéder à des ressources concessionnelles et mixtes conséquentes, sous forme de prêts, pour financer les secteurs indispensables à son décollage économique :  infrastructures, énergie, agriculture, industrie, eau et assainissement, santé, éducation et formation, entre autres » explique Macky Sall. Pour ce faire, dit-il,  un New Deal avec l’Afrique devrait aider à vaincre les déterminismes qui entravent l’accès du continent à ces ressources. Ainsi, il appelle les pays et Institutions partenaires à travailler avec nous à l’assouplissement des règles de l’OCDE pour libérer le potentiel de l’investissement en Afrique. Chacun y trouvera son compte ; car les besoins en investissements d’une Afrique en construction constituent autant d’opportunités de croissance et de prospérité partagées. De même, fait-il clamer, « la réforme des Nations Unies s’impose 76 ans après la naissance de notre Organisation. Le système multilatéral inspire confiance pour autant qu’il fédère les aspirations et intérêts de toutes ses composantes » . A l’en croire, il est temps que la composition du Conseil de Sécurité reflète les réalités des Nations Unies du 21e siècle, dans toutes leurs diversités, et non celles, révolues, du monde de l’après-guerre.

Faire face aux ravages du réchauffement climatique

Pour Macky Sall, le Sénégal réaffirme son attachement à la position africaine commune exprimée dans le Consensus d’Ezulwini. « Bâtir notre avenir commun, c’est aussi prendre soin de notre planète, conformément au principe de responsabilité commune mais différenciée, face aux ravages du réchauffement climatique » explique le président Macky Sall.  Au titre de sa Contribution déterminée nationale, a-t-il déclaré, « le Sénégal poursuit ses efforts de transition énergétique, portant les énergies renouvelables à plus de 30% de ses capacités électriques installées ». Selon lui, « ce « taux sera renforcé avec le projet en cours d’électrification solaire de 1000 villages, en partenariat avec le Fonds Vert Climat et la Banque ouest africaine de Développement.  A terme, ajoute-t-il, grâce à la stratégie gas-to-power, nous visons un objectif de 100% d’énergies propres avec l’exploitation prochaine de nos ressources gazières.

Des difficultés dans la transition énergétique en Afrique

« Mais nos pays ne peuvent réussir la transition énergétique et renoncer aux schémas pollueurs des pays industrialisés, sans une alternative viable, juste et équitable. L’exploitation du gaz naturel comme énergie de transition doit être soutenue » se plaint Macky Sall. C’est pourquoi , il est d’avis que « le Sénégal considère que l’arrêt des financements de la filière gazière, sous prétexte que le gaz est une énergie fossile, sans tenir compte du fait qu’il est aussi et surtout une énergie propre, serait une grave atteinte à nos efforts de transition énergétique, d’accès universel à l’électricité, de compétitivité et de développement économique et social ». 

« Une transition énergétique trop rapide et surtout non différenciée serait un risque important d’échec à l’atteinte de ses objectifs. Un rationnement brutal des financements des projets gaziers, sous prétexte d’une transition rapide vers les énergies propres, aura des impacts financiers très négatifs mais surtout des impacts socio-économiques désastreux », a défendu le ministre de l’énergie sénégalais Sophie Gladima Siby lors d’un panel de haut niveau sur l’énergie auquel elle a pris part.

Le ministre de préciser que « nos pays, qui subissent déjà le poids écrasant de l’échange inégal, ne sauraient porter le fardeau d’une transition énergétique inéquitable ». Cependant, elle a donné des gages qui permettront aux États Africains d’avoir des capacités financières surtout avec « le maintien des mécanismes de financement du gaz comme énergie de transition. » À l’en croire, il est primordial d’améliorer les mécanismes de financements bilatéraux et multilatéraux « afin qu’ils soient plus accessibles, plus diligents et plus efficaces », a-t-elle encore exposé.

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