Après une journée de vendredi mouvementée avec plusieurs échanges de courriers musclés entre la Cour Constitutionnelle et le Tribunal de grande instances, le verdict du premier grand  procès politique sous la gouvernance de Félix Tshisekedi, est tombé ce samedi en début d’après midi. Une lourde peine a été requis contre Vital Kamerhe.
En effet, le désormais ex directeur de cabinet du président Tshisekedi, Vital Kamerhe, a été condamné à «20 ans de travaux forcés » et 10 ans d’inéligibilité et d’impossibilité d’accès aux fonctions publiques. Ceci, dans le cadre de l’affaire de détournements, corruption aggravée et blanchiment d’argent lors de la gestion du projet de logement sociaux dénommé « projet des 100 jours ». C’est la décision annoncée ce samedi par le tribunal de grande instance de Kinshasa-Gombe. De son côté,  son co-accusé, l’homme d’affaires Samih Jammal, écope des mêmes peines et d’une procédural d’expulsion à l’issue de l’exécutions de ces peines. Le tribunal a ordonné aussi la confiscation des comptes et propriétés de membres de la famille de Vital Kamerhe.
Il convient de rappeler que vendredi, veille de la délibération de ce procès, beaucoup de rebondissements avec des échanges de courriers entre la cour Constitutionnelle et le Tribunal de grande instance a eu lieu après que le conseil de Kamerhe ait saisi la cour Constitutionnelle pour que celles-ci se prononce sur la constitutionnalité de peine de travaux forcés demandée par le procureur de la République. Malheureusement, la demande de la Cour Constitutionnelle au Tribunal de grande instance de transférer le dossier s’est heurtée au refus du tribunal qui a plutôt confirmé la tenue du procès de ce jour.
On attend de voir la suite qui sera donnée à cette décision par la Cour Constitutionnelle sur la constitutionnalité de cette peine. On ne serait pas surpris d’autres rebondissements dans ce procès dans les prochains jour.

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