Sit-in de quelques enseignants membres du Syeco devant la primature, le 2/03/2011 à Kinshasa. Radio Okapi/ Ph. John Bompengo
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En République Démocratique du Congo, depuis la rentrée scolaire le 04 octobre dernier, les enseignants observe un mouvement de grève sur l’ensemble du pays. Un mouvement que certains acteurs politiques tentent d’en faire une récupération politique.

En effet très suivi dans plusieurs provinces du pays notamment Kinshasa, Kasaï oriental, Sud-Kivu, Nord-Kivu, Lualaba, Haut-Katanga, le mouvement de grève des enseignants tient en halène tout le pays au point que les partis politiques tentent une récupération politique. C’est ainsi que la sénatrice Francine Muyumba du FCC, a initié une question orale avec débat au ministre de l’Enseignement primaire, secondaire et technique. Il est question que le ministre Tony Mwaba s’explique sur la sanction extrême infligée aux enseignants qui ont décrété la grève qui dure depuis la rentrée scolaire le 4 octobre dernier. Ils ont décidé d’aller en grève pour réclamer l’amélioration de leurs conditions salariales.

Car, le ministre de l’Enseignement primaire, secondaire et technique a d’abord suspendu les discussions avec les syndicats des enseignants, avant de se raviser quelques jours plus tard. Il avait aussi suspendu la paie des grévistes et remplacé ces derniers par des enseignants non-grévistes. Cette affaire prend désormais une tournure politique, ca la sénatrice Francine Muyumba, du Front commun pour le Congo, parti de l’ancien président Joseph Kabila, a initié une question orale avec débat. Il s’agit pour la sénatrice, de s’assurer de la légalité de la démarche du ministre Mwaba. D’autres voix d’acteurs politique mêmes proche de l’acteur pouvoir, se sont élevées un peu partout à travers le pays. C’est l’exemple de Moïse Katumbi ancien gouverneur du Katanga qui appelle le gouvernement à éviter une année scolaire chaotique.

Il convient de rappeler que du coté du syndicat des enseignants, par la voix du secrétaire général, l’on estime que la décision du ministre non conforme à la constitution et qu’il se réserve le droit de porter plainte contre le ministre Tony Mwaba. Il souhaite d’ailleurs que la grève continue jusqu’à satisfaction totale des revendications.

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