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À peine mise en place, la nouvelle coalition au pouvoir en RDC, connait déjà des divergences à seulement 870 jours des élections de 2023. Et pour cause, le projet de loi relative à la réforme de la Céni adopté par l’Assemblée nationale et transmis au Sénat.

En effet, au-delà, des opposants Martin Fayulu et Adolphe Muzito aux côtés d’organisations de la société civile, le G13 groupe de 13 parlementaires de l’Union sacrée de Félix Tshisekedi et des personnalités pro-reformes électorales contestent le texte adopté à l’Assemblée nationale. Pour les contestataires de cette loi, ils pensent que « Ce qui est sorti est la reproduction de ce qui existait , mais en plus mauvais ». C’est ce qui est soutenu par le député Delly Sessanga. Ainsi, dans une déclaration commune, mercredi à Kinshasa, le G13 dont est issu l’actuel ministre de la Communication et porte-parole du gouvernement, relève d’abord qu’à « 876 jours du délai constitutionnel de la convocation des scrutins pour 2023 », le retard accumulé dans la préparation des élections, il y a de sérieuses menace, sur la  tenue effective dans les délais constitutionnels des élections en 2023 ».

Pour les députés pro-Tshisekedi, Ndjoli Jacques, Jean-Jacques Mamba, Juvénal Munubo, Charles Makengo, Jean-Marc Mambidi, Delly Sessanga et André Claudel Lubaya aux côtés de personnalités comme Manya Riche, Daniel Mukoko et Jean-Pierre Muongo, « telle qu’elle est adoptée par l’Assemblée nationale, la loi organique portant organisation et fonctionnement de la Céni, ne concourt pas à la tenue des élections libres, démocratiques, crédibles, inclusives et transparentes telles que souhaitées par tous. Bien au contraire, elle amplifie et enracine les maux décriés, y compris dans le rapport de la Céni », soutiennent-ils. Le G13 point en outre du doigt l’indépendance des membres de la CENI, car leur indépendance n’a pas été clairement définie suivant un critère objectif dans le projet de loi adopté. «il est à parier que les hommes politiques qui seront désignés, s’activeront comme par le passé à subordonner la mission de la centrale électorale à celle de leurs partis politiques au détriment de la neutralité, de la transparence, de la crédibilité et la liberté des scrutins », disent encore les membres du G13.

Rappelons que le texte voté par l’Assemblée nationale, devrait passer par le Sénat avant d’être promulgué par le président Félix Tshisekedi qui a pesé de son poids pour que le texte soit avalisé par le Senat. Pour cela, il a réuni près de 90 des 109 sénateurs, pour leur demander de « rester unis » et d’entériner les réformes de la Commission électorale adoptées par l’Assemblée nationale. Il dit vouloir d’un processus électoral « transparent » et des élections « sans fioritures, ni bavures » en 2023.

Par Jacob Moulaba, Kinshasa

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