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Au Niger, en attendant le second tour de la présidentielle devant désigner le nouveau locataire du palais de la présidence nigérien, l’actuel locataire qui est arrivé à terme de ses deux mandats consécutifs à la tête du pays, envoie un message fort aux dirigeants africains.

En effet, sur le départ, le président Nigérien, Mahamadou Issoufou, appelle les dirigeants togolais à ne pas « tripoter » les Constitutions. Celui qui a fait du respect de la constitution de son pays, son principal objectif, convie ainsi les dirigeants du continent à faire du respect de la constitution, un principal inaliénable. Mahamadou Issoufou se montre « Fier » de son bilan, bien que encore jeune, à 68 ans quitte volontairement le pouvoir à l’issue de ses deux mandats comme président du Niger. Il n’a pas été piqué par « le virus des 3èm mandats » en vogue sur le continent africain. L’homme se veut « optimiste » pour l’avenir de son pays et du continent, qu’il aimerait voir émerger malgré la montée  en puissance du djihadisme, la démographique galopante ou encore la difficile intégration continentale. « On ne peut pas avoir des institutions fortes en tripotant les Constitutions, en changeant la règle du jeu en cours de jeu. Je ne peux pas m’engager dans l’aventure d’un troisième mandat. Cela aurait affaibli les institutions que nous sommes en train de construire », soutient-il. A l’heure du bilan, Mahamadou Issoufou se dit satisfait : « Je suis fier de l’ensemble, les promesses que j’ai faites au peuple nigérien, je les ai tenues ». Et la suite ? « Jusqu’au 2 avril, je continue d’être au gouvernail. Mais il n’y a pas de vide, il y a une vie après le pouvoir. »

Aujourd’hui, l’homme est vu aussi bien dans son pays comme sur le reste du continent par nombre de personnes comme un modèle en matière de respect des principes démocratiques à travers le respect de la constitution de son pays. C’est d’ailleurs ce qu’il tente d’inculquer aux autres acteurs politiques et dirigeants africains. Son pays le Niger, parmi les plus pauvres du monde, est en proie aux attaques djihadistes récurrentes qui ont fait des centaines de morts. Il a aussi le record mondial de fécondité avec 7,6 enfants par femme, ce qui entrave le développement d’un pays, marqué de surcroît par les coups d’Etat. Le Niger cité parmi les pays les plus pauvres du monde et emprunt à de multiples coup-d’état militaires, « c’est la première fois depuis soixante ans qu’il y a un passage de témoin d’un président démocratiquement élu vers un autre démocratiquement élu. On est en train d’asseoir une tradition démocratique », se réjouit-il, à l’issue des deux mandats, nombre maximum prévu par la Constitution.

Mahamadou Issoufou, il balaie les accusations des opposants nigériens qui taxent le pays de « démocrature », regrettant des interdictions de manifester ou des arrestations fréquentes de militants de la société civile. « La démocratie, c’est la liberté et l’ordre, répond le président. Il n’y a pas de démocratie sans ordre, de la même manière qu’il n’y a pas de démocratie sans liberté. »

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