A une semaine de la présidentielle du 29 juillet, la polémique autour du fichier électoral, divise opposition et pouvoir au Mali.

L’opposition malienne fait de la fiabilité du fichier électoral, l’une de ses priorités pour la réussite de la présidentielle du 29 juillet prochain. En fin de semaine dernière, le principal parti d’opposition a dénoncé l’existence d’un fichier électoral parallèle. Une déclaration qui soulève une vague de polémique dans le pays. En effet, le parti du chef de file de l’opposition, Soumaila Cissé estime que le fichier mis en ligne par la Direction générale des élections (DGE) n’est pas le même que celui audité par les experts de l’Organisation internationale de la francophonie. Ainsi, alors que  l’URD parle de « Tentative de fraude », les autorités en charge de l’organisation des élections parlent, d’« erreurs techniques ». Une déclaration qui conforte l’URD dans sa position et qui, ce dimanche, a accru la pression sur le pouvoir  en envoyémant  plusieurs lettres à la Céni, à Michaëlle Jean, la secrétaire générale de la Francophonie et au Premier ministre malien.

Le principal parti d’opposition persiste et signe,  »le fichier électoral audité par les experts internationaux est différent de celui mis en ligne par la DGE. »  Il rejette le cadre de concertation technique proposé vendredi par la premier ministre et réclame une rencontre plus large « autour du Premier ministre, de l’administration responsable de l’élection, de la Céni, des candidats et des organisations internationales ». L’URD a d’ores et déjà annoncé qu’il ne participera pas à la rencontre convoquée par  le directeur général de l’élection Siaka Sangaré ce lundi avec les partis politiques et les observateurs internationaux. Opposition et pouvoir restent divisés sur cette question de fichier électoral et l’on peut craindre des contestations postes-électorales dans un pays qui fait déjà face au terrorisme.

Dans un communiqué, le parti politique de parti de l’ancien premier ministre et candidat, Cheikh Modibo Diarra s’inquiète des éventuelles « contestations de résultats conduisant à des conflits post-électoraux » et réclame une rencontre entre le gouvernement, les candidats et les observateurs internationaux.

LAISSER UN COMMENTAIRE

Please enter your comment!
Please enter your name here