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Au Mali, si depuis sa prise de pouvoir, le Col Assimi Goïta jouit d’une certaine adhésion populaire, il face désormais face à sa toute première difficulté majeure dans le cadre de la mise en place d’un organe autonome de gestion des élections.

En effet, c’est le constat qui se dégage depuis que le ministère de la Refondation de l’État a ouvert les travaux d’une table-ronde sur la création d’un organe unique de gestion des élections et la validation d’un avant-projet du calendrier des « assises nationales de la refondation », que veut le gouvernement. Plusieurs partis politiques et organisations, mécontents, de l’initiative, ont boycotté les assises et réclament le respect des délais de la transition, notamment l’organisation des élections générales le 27 février 2022.

Toutefois, certains responsables de partis et organisation de la société civile reconnaissent que si la situation du Mali perdure depuis des années, c’est aussi en partie dû aux institutions ayant eu la charge d’organiser les processus électoraux. « Chaque élection entraîne des crises post-électorales, et cela vient vraiment de nos institutions qui ont beaucoup de choses qu’il faut revoir. » a indiqué Ascofaré Ouleymatou Tamboura. Membre du M5-RFP, la coalition dont sont issus le Premier ministre et une partie du gouvernement de transition, elle juge nécessaire la mise en place de réformes politiques avant tout nouveau scrutin dans le pays. Aussi faut-il le rappeler, si la réforme est adoptée lundi à l’issue des travaux de la table-ronde, le nouvel organe en charge de l’organisation des élections, sera composé de sept membres et doté  d’un mandat de sept ans non renouvelable.

Pour le moment, malgré les dissensions, les discussions se poursuivent au niveau de la table-ronde et dans les coulisses avec les nombreux partis  absents aux travaux motifs que cette réforme est inutile au regard du délais qu’il reste à la transition.

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