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Au Mali, ce que beaucoup d’acteurs politiques sentaient venir se confirme peu à peu. Le gouvernement de transition, a pour la première fois, évoqué la possibilité d’un éventuel report des élections prévues pour février 2022. C’était dimanche 26 septembre lors de la clôture des travaux de la table-ronde des concertations sur la mise en place d’un organe unique de gestion des élections et la préparation des Assises nationales de la refondation de la République.

En effet, répondant à nos confrères de la Rfi au sortir des travaux, le ministre de la Refondation de l’État, Ibrahim Ikassa Maïga n’est pas allé du dos de la main pour affirmer, « Mieux vaut des élections reportées que des élections bâclées ». Ce bout de phrase vaut son pesant d’or à un moment où, les signaux indiquent de plus en plus la volonté des responsable de la transition malienne de ne pas respecter le calendrier électoral. Car plus loin, le ministre a été encore plus clair « Les délais qui constituent des engagements sont connus. Nous travaillons activement à tenir ces délais. Maintenant, la réalité du terrain déterminera tout le reste. L’envergure des réformes à faire déterminera tout le reste plus que les questions de délais. Il s’agit de l’avenir du Mali. », a-t-il poursuivi.

Par ailleurs, si la junte militaire venait à prendre une telle décision, elle serait bien évidement contraire aux engagements pris et serait de nature à contrarier la communauté internationale notamment la CEDEAO  qui avait fait du respect du calendrier de la transition, fixée à 18 mois, sa principale exigence après le coup d’État du 18 août 2020. Mais pour Ibrahim Ikassa Maïga, il croit que la communauté internationale serait aux côtés des autorités de transition maliennes pour les aider à trouver la bonne formule pour la stabilisation du pays « Toute la communauté internationale est là pour nous aider à aller vers une stabilisation. Si le Mali n’est pas stabilisé, je ne pense pas que ce soit honorable pour la communauté internationale et pour nous-mêmes », a-t-il expliqué?

Rappelons que c’est cette crainte qu’une partie de la classe politique a vu venir et a décidé de boycotter les travaux de la concertations, car selon elle, les autorités  de transition tenteraient d’utiliser les assises nationales à des fins politiques, en vue de prolonger le calendrier électorale pour s’éterniser au pouvoir. Les déclarations du ministres semblent donc justifier la position de cette partie de l’opposition.

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