A general view shows the headquarters of the African Union (AU) building in Ethiopia's capital Addis Ababa, January 29, 2017. REUTERS/Tiksa Negeri - RC1D016AA660

24 chefs d’Etat et plusieurs chefs de gouvernement prennent part depuis démanche au 31ème sommet de l’Union africaine en Mauritanie. Les travaux de cette rencontre prennent fin ce lundi 02 juillet. L’un des enjeux de cette rencontre est de faire le point sur la réforme qui consiste à permettre aux Etats africains de financer eux-mêmes leur  institution.

Le financement de l’Union Africaine par les Etats africains. C’est l’un des points forts des réformes engagées par l’actuel président en exercice de l’Union Africaine, le Président Rwandais Paul  Kagamé. Tout est parti en effet d’un constat selon lequel plus de 80% du budget de l’Union africaine provient de donateurs extérieurs.  Ce qui limite son autonomie. Pour Moussa Faki Mahamat, président de la Commission de l’Union africaine, la réforme passe par un effort financier des Etats membres. « On ne le répétera jamais assez : sans autonomie financière, notre ambitieux agenda 2063 ne sera qu’un catalogue de bonnes intentions et notre prétention au leadership continental, et à l’appropriation africaine, rien d’autre qu’un vœu pieux », a-t-il avertit. En rappel, plusieurs pays cumulent des arriérés et ne parviennent pas à s’acquitter de leur cotisation annuelle. Résultat, de nombreux projets restent lettre morte simplement par l’organisation continentale n’a pas les moyens de les financier elle-même.

C’est donc cette situation qui est à l’origine du projet d’une taxe de 0,2 % que chaque Etat devrait prélever sur certains produits importés. Ceci, pour  permettre aux membres de l’UA de contribuer de manière régulière au budget de leur institution. L’objectif de cette taxe est de mobiliser au moins 400 millions de dollars d’ici 2020 pour le compte de l’UA. Un objectif auquel seulement 23 des 54 pays membres de l’UA ont adhéré. Ainsi, pour la première année, il est prévu de mobiliser 65 millions de dollars et 45 millions de dollars ont été déjà mobilisés. Chose jamais réalisée dans l’histoire de l’organisation, explique une source.

Malheureusement, cette réforme met du temps pour  avoir l’adhésion de tout le monde et il faudra encore assez du temps pour convaincre tous les pays d’y adhérer à l’initiative. Mais, le ministre malien des Affaires étrangères Tiéman Coulibaly  reste optimiste « Tout changement nécessite beaucoup d’arbitrage et nous touchons là à des domaines qui en général sont régaliens. Je pense qu’il y a certains Etats qui ont besoin de s’organiser en interne, qui ont besoin de changer quelques paramètres dans leurs finances publiques, pour pouvoir donner satisfaction à cette mesure de l’Union Africaine. » a-t-il soutenu.

Espérons qu’aux termes de ce 31ème sommet, d’autres pays membres de l’organisation comprennent le bien-fondé et surtout l’importance de donner les moyens à leur organisation afin d’assurer son indépendance et acceptent adhérer à l’initiative.

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