Faciliter l’accès aux services financiers, lutter contre l’exclusion sociale à travers un taux d’insertion professionnelle élevé, éliminer la pauvreté, les raisons qui sous-tendent la création du Fonds national de la finance inclusive sont plurielles. Avant 2014, année de lancement du FNFI, des couches sociales, longtemps exclues des services bancaires classiques, éprouvaient des difficultés à bénéficier des aides. Maintenant, ce n’est qu’un lointain souvenir, surtout que l’Etat est à quelques pas d’augmenter les facilités accordées.

Le Togo affiche le meilleur taux de croissance inclusive dans l’Uemoa en matière de bancarisation élargie et d’accès aux services financiers décentralisés. En 2016, le taux d’inclusion financière était de 35% sur le territoire. Il est passé à 72% en 2019.

De 2014 à janvier 2022, le Fonds ci-haut évoqué a octroyé des crédits directs de 101 milliards de francs CFA à près de 1,8 million de personnes. Le FNFI dispose de 22 prestataires de services financiers partenaires. En l’état, le mécanisme offre la possibilité d’avoir accès à un crédit bancaire qui peut s’élever jusqu’à 10 millions de francs CFA.

Accélération

Quoi que satisfaisant pour les bénéficiaires, le rendement du Fonds national de la finance inclusive va être optimisé. Vers la fin du mois d’avril 2022, les dirigeants ont autorisé que les créances envers les partenaires exclus par le FNFI en 2021, fassent l’objet d’un recouvrement rapide par les services compétents.

Une autre disposition en faveur des zones à faible taux d’accès aux services financiers est sur la table. Le FNFI entend parvenir à toucher plusieurs localités non encore couvertes. L’objectif est de permettre à 255 000 personnes supplémentaires de bénéficier de soutiens d’ici 2025.

Mesures spéciales

Elles concernent la bonification des frais de gestion aux prestataires de services financiers intervenant dans les zones additionnelles identifiées (+2 points sur les frais de gestion) ; la réduction des taux d’intérêt aux bénéficiaires qui y résident (-2 points sur le taux d’intérêt de tous les produits mis en place par le mécanisme) ; le relèvement (de 5% à 15%) du taux de compensation des impayés pour les prestataires qui interviennent dans ces zones.

La stratégie prend en compte les jeunes, femmes, ménages ruraux, les Très petites entreprises (TPE). Elle résorbera les obstacles existants qui empêchent une inclusion financière totale et une protection sociale pouvant résister à toute épreuve.

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