L’information sur la fourniture du Gabon, pays producteur du pétrole par un pays non pétrolier, le Togo en Gasoil, ne cesse d’alimenter le débat dans la presse et l’opinion publique au Gabon en ce sens qu’elle pose un débat sérieux sur la question de contrebande de produits pétroliers ou de surfacturation des produits pétroliers en Afrique de Ouest.

En effet, selon nos confrères du journal en ligne africapostnews.com  relayant une déclaration du Ministre Gabonais de l’économie, le Togo aurait fourni au Gabon, durant le premier semestre de 2018, du gasoil pour un montant de 7,7 milliards de francs CFA. Une déclaration qui pose beaucoup de questions en ce sens que le Togo qui est un pays non producteur du pétrole comme le Togo, puisse fournir à un pays producteur, du gasoil à hauteur de 7,7 milliards. Dans l’opinion publique gabionnait et dans la presse au Gabon et dans l’opinion publique. Beaucoup se pose la question de savoir comme  un pays producteur de pétrole, ayant sa raffinerie, importe des hydrocarbures auprès d’un pays non producteur ? Ainsi, d’après les chiffres du ministre de l’économie du Gabon, le Togo se classe au 4ème rang des fournisseurs du Gabon, derrière la France, la Belgique et la Chine, mais devant l’Inde, les USA, le Canada ou encore le Maroc pour une valeur de ,7 milliards de francs CFA. D’après nos confrères de Africapostnews citant des sources  du ministère qu’ils auraient contactées, la production de la Société gabonaise de raffinage (Sogara), unique raffinerie du pays, ne couvre plus l’entièreté des besoins du marché local d’où le recours à des importations de produits pétroliers raffinés en provenance de pays tiers.

Sur le cas le Togo qui ne produit pas de pétrole, nos confrères Africapostnews disent que les fonctionnaires gabonais du ministère de l’économie n’ont pas souhaité s’exprimer. Cette affaire a le mérite de relancer la question de la prétendue erreur de la banque de France qui indiquait que le Togo produisait du pétrole. S’il est vrai que la Banque de France, a pu se tromper en attribuant au Togo des données statistiques relatives à la Côte-d’Ivoire par rapport à la production du pétrole, il semble très peu évident que le Ministre de l’Économie du Gabon se soit trompé de créancier en effectuant un versement validé et déclaré au Togo sur l’importation du gasoil en provenance du Togo. Pour le moment, la question alimente le débat dans l’opinion au Gabon et beaucoup pensent que cette importation proviendrait du trafic de la contrebande qui se fait  tous les jours dans l’offshore togolais où a lieu tous les jours un ballet de pétroliers en provenance de l’Europe du Nord-Ouest, surtout de la zone Amsterdam-Rotterdam-Antwerp (ARA). Ces tankers viennent y écouler du pétrole dans une sorte de marché noir. Les produits se transfèrent d’un navire à un autre.

Il faut remarquer que selon la Société nationale du pétrole du Nigéria (Nigerian National Petroleum Corporation – NNPC) a reconnu le Togo comme l’un des plus importants clients du Nigéria. Cette société indique d’ailleurs que Lagos débourse près de 500 milliards de francs CFA chaque année pour subventionner la consommation locale du carburant dont plus du 1/3 est vendu au Niger, au Bénin, au Cameroun, au Tchad et au Togo par la contrebande.

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