La situation devient complexe au Kenya, depuis l’arrivée du Covid-19 dans le pays. Une crise sanitaire accompagnée d’une forte hausse des violences sexuelles.

En effet, selon le gouvernement kenyan, depuis l’arrivée des premiers cas de la Covid19, le pays a connu une hausse de 42% des crimes sexuels. Et les centres d’accueil hébergeant les victimes enregistrent dix victimes de plus qu’en temps normal. C’est le cas par exemple de Maisha Girls Safe House. L’organisation fournit à de jeunes filles de 10 à 20 ans un toit, à manger, des vêtements et les accompagne pour des soins, des rendez-vous avec la justice ou la police.

Selon la directrice de l’organisation, Florence Keya, cette situation serait la conséquence du coronavirus et les restrictions prises par le gouvernement : « Depuis mars, un grand nombre de victimes ont été agressées par quelqu’un vivant avec elles. Donc quand il y a un confinement, un couvre-feu, la fille se trouve dans une situation encore plus vulnérable. Nous sommes dans une période où les gens devraient faire preuve de compassion. Mais je pense que beaucoup sont désespérés. Et dans ces moments-là, ils peuvent faire n’importe quoi. Les filles sont plus en sécurité à l’école. Mais elles sont fermées. » indique-t-elle. Marie à 17 ans, enceinte après avoir été agressée par son voisin lance un cris d’alerte: « C’est dur d’attendre. Je veux juste que mon agresseur soit arrêté pour me sentir enfin libre. Mais les procédures sont très longues à cause du Covid-19. Pour qu’il y ait des audiences, il faut un minimum de gens, et beaucoup de tribunaux sont fermés. Mon rêve c’est de retourner à l’école. » Le grand problème en ce moment, Maisha Girls Safe House étant saturée, se trouve obligé de refuser des dossiers faute de place, ou en renvoyer certaines chez elles, quand les procédures n’avancent pas.

Il faut dire que cette situation n’est pas seulement l’apanage du Kényan. Plusieurs pays connaissent la hausse des violences sexuelles depuis le début du confinement dû à la pandémie de la Covid-19.

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