En effet, d’abord inculpé de contrebande de marchandises, l’ancien président de l’Assemblée nationale du Gabon, Guy Nzouba-Ndama était mardi au tribunal correctionnel de Franceville qui devait se prononcer sur les accusations portées contre lui. Ainsi, alors que tout le monde attendait le prononcé de la santance, surprise. Les juges n’ont pas tranché et ont renvoyé l’affaire avec une nouvelle charge. Ils requalifient les faits en blanchiment d’argent et se déclarent incompétents et demandent au juge d’instruction de reprendre les investigations. En clair, la justice gabonaise a reconnu que Guy Nzouba Ndama n’était pas coupable de contrebande, délit passible de trois mois à un an de prison mais au lieu de prononcer la relâche elle préfère requalifier les faits.
Problème ! Sur quoi la justice se fondait pour inculper l’ancien président de l’Assemblée nationale Guy Nzouba Ndama de contrebande de marchandises ?  Pourquoi cette requalification des faits en lieu et place du délibéré ? S’il y a eu erreur dans l’instruction qui a permis de retenir la charge de contrebande de marchandises contre l’ancien président de l’Assemblée nationale, il est donc évident qu’il fallait tout simplement prononcer la relaxe pure simple car comme on le dit souvent en droit, l’erreur profite à l’accusé. « Il y a une gêne. C’est un jugement ambigu. Normalement, si l’infraction d’origine n’est pas retenue, Guy Nzouba Ndama aurait dû être relaxé », explique l’un de ses avocats, Me Lubin Ntountoum. De son côté, Me Martial Loundou Dibangoy, pense qu’il faut faire appel de la décision qui souffre de zones d’ombre « Il reste des zones d’ombre. Nous faisons appel, car il faut clarifier les choses », précise-t-il.
Rappelons que c’est la confusion totale que cette enquête reprendre à Franceville car cette affaire est partagée en deux et Guy Nzouba Ndama était déjà accusé de blanchiment de capitaux par la cour criminelle spéciale de Libreville qui le poursuit aussi pour entente avec une puissance étrangère, association de malfaiteurs et tentative de corruption.

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