Actuel Vice-président de la Banque Ouest-africaine de Développement (BOAD) par ailleurs ancien ministre de l’industrie et  ancien secrétaire général de la présidence de la République du Mali sous l’ancien président IBK, Moustapha Ben Barka a été brièvement interpelé à  l’aéroport Paris-Charles de Gaulle le dimanche 11 septembre dernier par la Police aux Frontières (PAF) avant d’être libéré quelques heures après.  Et l’on se demande pourquoi a-t-il été interpelé puis libéré ?

En effet, selon nos informations, l’actuel Vice-président de la BOAD Moustapha Ben KARKA, ancien secrétaire général de la présidence malienne sous IBK, est dans le viseur de la justice malienne. Et ceci dans le cadre de l’affaire de détournement de biens publics dans l’affaire de l’achat de l’avion présidentiel qui impliquent plusieurs personnes du régime IBK. Ainsi, un mandat d’arrêt international a été émis contre lui et interpole a donc émis une notice rouge à son encontre. C’est donc la première raison de son brève interpellation à l’Aéroport Paris-Charles de Gaule  alors qu’il était en transit pour une mission à Séoul en Corée du Sud.  Cette raison est celle des sous officielles proches du dossier.

Par contre, selon d’autres sources parallèles sous couvert d’anonymat , l’homme qui était Secrétaire Général de la Présidence Malienne sous IBK, aurait été interpelé par la police aux Frontières afin de pouvoir glaner quelques informations relatives à la plainte des autorités de la transition malienne devant l’ONU contre la France. Car certaines des preuves que les autorités maliennes disent détenir contre la France, remonteraient à l’époque du président IBK. Il faut donc passer par celui qui était la cheville ouvrière de la présidence en charge des dossiers, pour se faire une idée.  Même si cette thèse n’est pas encore confirmée, elle n’est pas pour autant à exclure, car pour bien formuler ses éléments de défense au cas où le débat venait à s’ouvrir devant l’ONU dans cette affaire, la France a  bien besoin, d’avoir une idée de l’argumentaire du Mali pour se défendre.

 Et pour cause ? La raison évoquée pour relâcher l’ancien SG de la présidence malienne et ancien ministre de l’industrie d’IBK en dit long. En effet, après plusieurs heures de détention dans les locaux de la Police aux Frontières, Moustapha Ben Barka en ressortira libre. Car la PAF estimait que ce dossier était « politique » et qu’elle n’y donnerait donc pas suite. Alors la question est de savoir si avant de l’interpeller la police des frontières de la France de savait pas que le dossier était politique. Sinon, sur quelle base a-t-elle trouvé que le dossier était plutôt politique alors qu’il n’y a pas eu confrontation entre le ministère publique malien qui a lancé le mandat d’arrêt international et Moustapha Ben Barka. La Police aux Frontières française a-t-elle qualité pour disculper certaines personnes poursuivies pour détournement de biens publics ?

Toutes ces interrogations semblent donner plus de crédits à l’information selon laquelle, les autorités Françaises chercheraient à glaner des informations sur les preuves éventuelles que détiennent les autorités maliennes de transition contre la France dans cette affaire de soutien aux terroristes pendante devant l’ONU.

Il convient de rappeler que  plusieurs anciennes figures d’importantes du régime d’IBK avaient été interpellées dans le cadre de cette affaire : Soumeylou Boubeye Maïga, ancien Premier ministre (décédé le 21 mars 2022 en détention), Bouaré Fily Sissoko, ex-ministre de l’Économie et des Finances, ou encore Mahamadou Camara, ex-directeur de cabinet du président et plusieurs mandats d’arrêts internationaux émis contres plusieurs dont la majorité se trouve en exile en Côte d’Ivoire.

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