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La gambienne et procureur générale de la Cour Pénale Internationale (CPI) Fatou Bensouda, est déclarée persona non grata sur le territoire américain par les dirigeant de la plus puissance mondiale et gendarme du monde, les Etats-Unis. Elle s’est vue révoquer son visa d’entrer sur le sol américain.

Et pour cause, les Etats-Unis ne veulent pas d’une enquête de la CPI sur des crimes de guerre présumés, commis dans le cadre du conflit afghan, par l’armée américaine. En effet, il nous souvient qu’en 2017, la procureur générale de la CPI avait qu’elle allait demander l’autorisation aux juges d’ouvrir une enquête sur la guerre menée par les Etats-Unis en Afghanistan. Conflit durant lequel il y aurait eu des crimes contre l’humanité et crimes de guerre commis par les soldats américains.

La goutte d’eau qui va déborder le vase, est la sortie le 1er avril, du président de la CPI, Chile Eboe-Osuji, appelant les Etats-Unis à soutenir la Cour et à adhérer à son traité fondateur, le statut de Rome. M. Eboe-Osuji a exhorté les Etats-Unis à « se joindre à ses plus proches alliés et amis à la table du statut de Rome » et à soutenir la Cour « dont les valeurs et les objectifs sont tout à fait compatibles avec les meilleurs instincts de l’Amérique et ses valeurs ». Déclaration faite alors même que le mois dernier, les Etats-Unis avaient annoncé des restrictions de visas pour tenter d’empêcher toute enquête de l’institution contre des militaires américains ayant notamment servi en Afghanistan.

Il faut dire que depuis longtemps, les relations entre Washington et la CPI ont sont tumultueuses. Les Etats-Unis ont refusé d’y adhérer et ont tout fait, par des accords bilatéraux avec de nombreux pays, pour éviter que des Américains puissent être visés par ses enquêtes.

Aujourd’hui, l’administration de Donald Trump a poussé à l’extrême la défiance de l’institution en révoquant le visa de la procureure générale du à la CPI.

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