Décidément, certains de nos compatriotes ne vont jamais changer malgré les bouleversements politiques et économiques que le Togo a connus depuis bien d’années déjà. En mal de sensations fortes et de popularité, ils sautent sur la moindre occasion, même les plus insignifiantes pour se donner la voix, donnant l’impression qu’ils existent et qu’ils défendent les intérêts du peuple.

L’affaire Bolloré qui a resurgi au gré de l’agenda judiciaire français leur a donné, une fois encore, l’occasion de s’illustrer, négativement d’ailleurs, en pourfendant leur pays et ceux qui s’acharnent tous les jours à son développement et au bien-être de la population.  Que n’ont-ils pas dit depuis 10 ans, Bolloré a maille à partir avec la justice française. Les gens s’égosillent comme si c’est aujourd’hui qu’ils en entendent parler. On se souvient qu’en 2018, le pays avait été cité dans cette affaire, et la réponse du gouvernement avait été très claire.

Le ministre Gilbert Bawara expliquait à juste titre il y a quelques jours sur une radio de la place, que le gouvernement n’était pas concerné par l’affaire Bolloré.  » Il est ridicule et même scandaleux, voire même un peu condescendant d’imaginer qu'(…) une agence de communication pourrait avoir une influence quelconque sur une élection présidentielle dans un Etat africain « , a-t-il dit. Et il avait raison!

A la limite, ceux des Togolais qui s’acharnent contre le gouvernement et le Président de la République dans cette affaire sont simplement ridicules. Penser que le Port de Lomé, dont chacun sait l’apport à l’économie du pays et les centaines de milliers d’emplois directs et indirects qu’il génère, puisse faire l’objet d’échange d’une ridicule somme de 200 millions FCFA. Il faut être sûrement d’une certaine catégorie de Togolais pour le croire. Et puis, entre nous et toute proportion gardée, c’est 200 millions de FCFA qui manqueraient au pouvoir de Lomé pour la campagne d’une élection au Togo ?  Sans offenser qui que ce soit, on est tous des Togolais et on se connait très bien. Et dans ce pays, on sait qui vaut quoi lors des campagnes électorales.

En 2010, quelles urgences y avait-il pour cette élection où le principal opposant s’est cassé le cou et a mis son parti dans un pandémonium indescriptible pour que finalement, Jean-Pierre Fabre soit le candidat avec le résultat qu’on connait ? Alors que les serpents à sornettes cessent de siffler leur venin.

Si Vincent Bolloré, lassé de cette vieille affaire qui dure depuis une décennie et qui met à rudes épreuves ses nerfs et sa notoriété, décide de faire recours au  »plaider-coupable » pour avoir la paix, en quoi le Togo est-il concerné ? S’agit-il d’un aveu formel comme veulent le croire certains qui méconnaissent les termes juridiques ? Aucunement !

L’homme d’affaires français veut juste éviter une trop longue et coûteuse procédure judiciaire.  De toute façon, comme l’a souligné le porte-parole du gouvernement, le Togo n’est en rien concerné par cette affaire. Et c’est bien dit. Si les juges français veulent la mort d’un de leur fleuron qui porte le flambeau et le savoir-faire de leur pays dans le monde, libre à eux. Le Togo ne saurait être le bouc émissaire dans cette affaire.

Quoi qu’il en soit, le Togo et son Président ont l’habitude de ces faits et gestes de ceux qui ne veulent pas le développement de ce pays. Combien de pays sont cités au départ dans cette affaire ? Et pourquoi c’est seulement le Togo qui est sur toutes les lèvres, et les médias ? Quelle est cette politique de deux poids, deux mesures ? Mieux, les faits reprochés ailleurs apparaissent plus graves que ce dont est accusé le pouvoir de Lomé.

Ailleurs, ce sont d’autres faits graves qui ont caractérisé l’action du groupe Bolloré. Et pourtant, à peine pouvait-on entendre le nom de ce pays sur les médias. Malheureusement, les compatriotes prêtent le flanc à cette injustice dont leur pays fait face et alimentent abondamment les calomnies et les offenses sur les médias et les réseaux sociaux.

Quoi qu’il en soit, les faits sont têtus et la suite de l’affaire édifiera tout le monde. Il n’est pas bienséant de relever quelques faits similaires dont certains dirigeants français sont comptables. Le Togo est serein et répondra sans ambages le moment venu. Faire tout un tas pour une ridicule somme de 200 millions de FCFA pour enfoncer un Etat, fut-il africain, on aura tout vu. Heureusement que le ridicule ne tue pas sur la Terre de nos Aïeux !

Une chose est certaine. Ces affaires et les vociférations malsaines de ceux qui veulent pousser les Togolais dans la rue pour réclamer on ne sait quoi, n’entameront en rien la détermination du Président de la République et son gouvernement à poursuivre la politique de développement du pays. Les résultats sont probants et visibles. Ils déteignent sur le vécu quotidien des fils et filles de Lomé jusqu’à Cinkassé. Ça pourrait être mieux si certains ne perdaient pas le clair de leur temps à chercher des poux sur une tête  « nue », chauve, j’allais dire. On se l’accorde tous. Le gouvernement y travaille. Les Togolais aussi !

Source: LE MEDIUM n°438 du 02 au 08 Mars 2021.

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