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(@afrique-News Par ETT) Les travaux se poursuivent à Abuja au siège du Parlement de la CEDEAO avec la présentation des rapports pays et les travaux en commission. Une occasion pour chaque délégation de communiquer la situation qui prévaut dans son pays sur les plans sociopolitique, économique, sécuritaire, sanitaire et le prélèvement communautaire.

Au cours de cet exercice, chaque pays fait tout afin d’être bon élève au sein de la communauté. Cependant, l’exercice reste redouté par les parlementaires car, il est suivi de débats souvent houleux. Débats au cours desquels, des collègues parlementaires peuvent indisposer les rapporteurs par leurs questions ou commentaires. C’est le cas à l’issue du passage des rapporteurs du Nigéria devant leurs collègues. En effet, il s’est produit une scène qu’on peut qualifier de ” scène de  ménage ” vite transformée en bataille rangée entre anglophones et francophones dénonce un parlementaire. La crise serait née d’une mauvaise interprétation des propos de l’honorable député Bida Nouhoume du Bénin. Selon l’interprète qui traduisait du français en anglais, il aurait traité la classe politique Nigériane ” de corrompue.” Critique difficile à avaler pour la délégation nigériane qui a exigé du député béninois des excuses avant la poursuite des travaux de la session. Et pourtant, la liberté d’expression et d’opinion est le crédo au niveau du parlement communautaire «…les députés sont libres de s’exprimer… ». Le député se défend de n’avoir indexé personne mais reconnaît avoir dit ‘‘ qu’il y a un trop grand écart entre le sommet extrêmement riche et la base extrêmement pauvre et appelé les parlementaires nigérians à travailler à réduire cette inégalité sociale pour servir d’exemple aux autres pays ”. La situation était tendue pendant plus de 2 heures de temps ce 16 juin 2022. Il en a failli de peu pour en venir aux mains. Le Président de séance la veille était le nigérian l’honorable Ahmed Idris Wase. Ne pouvant pas être juge et partie, c’est le Togo qui est appelé à la rescousse pour sauver la situation.

La troisième Vice-présidente, l’honorable Ibrahima Mémounatou du Togo, était donc montée au perchoir les 16 et 17 juin 2022. Elle a mis son expérience de gestion des crises au service du Parlement. Elle a accordé une attention particulière à chaque protagoniste, réécouté la traduction et procédé à la conciliation des parties qui ont pu reprendre place dans l’hémicycle. Cet exploit lui a valu la reconnaissance et l’admiration des autres parlementaires qui s’attendaient à l’ajournement de la séance. Personne, pas même les journalistes, ne pouvaient prédire une maîtrise aussi rapide de la situation.

Au-delà de sa personne, c’est l’ensemble de la délégation, tout le peuple togolais qui est honoré par ce coup de génie et particulièrement le chef de l’Etat, Faure Essozimna Gnassingbé, pour sa politique de paix et de dialogue à laquelle adhère et appliquent les cadres togolais où qu’ils soient en mission. N’est-il pas l’homme de la situation sur qui le peuple malien compte pour conduire les négociations entre les parties prenantes dans la crise que connaît ce pays frère et dont les parlementaires pour l’instant ne siègent pas au parlement de l’organisation régionale ?. Tout comme leurs homologues du Burkina Faso et de la Guinée ils ont perdu leurs sièges pour raison de changement anticonstitutionnels.

Par ETT

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