La date du 28 mai 2020, marque un grand tournant dans l’affaire dite de Gbagbo et Blé Goudé avec la révision des conditions de libération conditionnée de l’ancien président ivoirien Laurent Gbagbo et de son compagnon d’infortune, son ministre de la jeunesse, Charles Blé Goudé. Désormais ils jouissent d’une liberté plus large et leur retour au pays dépend de l’actuel président ivoirien Alassane Ouattara.

En effet, les deux hommes sont  désormais libres de leurs mouvements avec cette décision rendue ce jeudi par la Cour pénale internationale (CPI), en attendant leur procès en appel pour crimes contre l’humanité. C’est en tout cas une  décision qui augure de beaucoup d’espoir chez les partisans des deux acteurs politiques majeurs de la Côté d’Ivoire mais également d’inquiétude pour le pouvoir en place car elle intervient seulement à cinq mois de la présidentielle ivoirienne quant à leur retour au pays. Ainsi, il revient désormais au seul bon vouloir des autorités ivoiriennes notamment du chef de l’État Alassane Ouattara de décider si ces deux leaders sur qui un mandat d’arrêt de la justice ivoirienne pèse, peuvent revenir au pays ou non.

Car en effet, l’assouplissement des conditions de mise en liberté de Gbagbo et de Blé Goudé, permet à ces deux hommes de voyager partout dans les 133 pays membres du protocole de Rome pourtant création de la Cour Pénale Internationale qui souhaitent les recevoir. Donc, ils peuvent revenir au pays en Côte d’Ivoire si seulement les autorités ivoirienne acceptent de les recevoir. Ainsi, il revient désormais au président ivoirien et à la justice ivoirienne de décider d’accepter recevoir sur le sol ivoirien ces s deux hommes. En clair, la CPI, met les africains notamment les ivoiriens en face de leur responsabilité.

En tout cas dans le camp du l’ancien président ivoirien Laurent Gbagbo, l’on se dit confiant de ce qui l’ancien président va pouvoir revenir. Il compte travailler avec les autorités du pays dans ce sens « On se faisait une immense joie qu’il puisse aller et venir là où il est et puis jusqu’à ce qu’il rentre chez nous. Ce que nous attendons, c’est son retour, nous espérons toujours. On va aviser cela avec les autorités, elles seront approchées par les canaux officiels » a indiqué Laurent Akoun, le vice-président du FPI pro-Gbagbo. Les regards restent donc tournés vers les autorités ivoiriennes quant à la suite qu’ils à cette décision. Elles n’ont pas encore officiellement réagi

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