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Au Bénin, dans l’attente des résultats de la présidentielle du 11 avril dernier, le débat est plus porté sur les allégations de fraudes dont les images circulent sur les réseaux sociaux. Lors d’une conférence de presse conjointe ce mardi, le gouvernement s’est proncé là-dessus et promet des sanctions.

En effet, c’est la salle de conférence  du Ministère des Affaires Étrangères et de la Coopération, qui a servi de cadre à la conférence de presse conjointe des membres du gouvernement béninois pour se prononcer sur ces allégations de fraudes. La rencontre avec les hommes de média, a été animée par le Ministre de la Justice, Garde des Sceaux, Séverin QUENUM, du Ministre de la Communication et Porte-Parole du Gouvernement, Alain OROUNLA, ainsi que du Directeur de la Communication de la Présidente de la République, Wilfried Léandre HOUNGBEDJI. Ainsi, il s’est agit à cette rencontre pour le gouvernement de donner les clarifications nécessaires sur les images qui circulent sur les réseaux et où l’on voit clairement des individus estampiller, sans aucune crainte, des bulletins de vote et apposer des empreintes en lieu et place des électeurs.

D’après le Ministre de la Justice,  Sévérin QUENUM, c’est suffisamment grave et par conséquent le procureur de la République est déjà saisi du dossier en vue de l’ouverture d’une enquête afin de déférer les auteurs devant les juridictions compétentes pour répondre de leurs  actes car  « ce qui s’est passé est suffisamment grave pour rester impuni », a-t-il indiqué avant de poursuivre « Des procédés d’un autre âge qui, manifestement, ont été perpétrés à dessein pour discréditer le processus électoral conduit de bout en bout par le Gouvernement. Le fait est d’ailleurs si flagrant que l’on ne comprend pas que des individus qui savent qu’ils sont en train de frauder, se laissent filmer sachant bien que les images serraient diffusées. Comment ceci pourrait s’expliquer si ce n’était pas fait pour jeter de l’opprobre sur la tenue du scrutin, en dépit des appels au boycott, à la défection commanditée d’agents électoraux aussitôt remplacés par la CENA, sans oublier les actes de violences qui ont eu lieu quelques jours avant le scrutin présidentiel. » soutient-il. De son côté, le ministre de la communication porte-parole du gouvernement, pense que les actes ne portent atteinte à la crédibilité du scrutin « L’honneur du Bénin est sauf et ces petits jeux n’entachent pas la crédibilité du scrutin » a-t-il déclaré.

Il convient de rappeler que la présidentielle du 11 avril dernier au Bénin a eu lieu dans un contexte particulièrement tendu avec des manifestations dans plusieurs vielles du pays sur appel de l’opposition. Les résultats provisoires de la présidentielle sont attendus d’ici quelques heures.

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