Au Togo, il y a plus de deux mois maintenant que le chef corps du 1er bataillon d’intervention rapide (BIR), le colonies Bitala Madjoulba a été retrouvé mort dans son sang à son bureau abattu d’une balle dans le cou. Depuis lors silence radio sur les auteurs de cet assassinat.

En effet, la grande question qui reste posée à laquelle des réponses sont attendues, est de savoir par qui et pourquoi cet officier supérieur a-t-il été tué ? Et pourtant, selon les informations de nos confrères de la rfi, si la réponse à cette question n’est toujours pas donnée deux mois et demi après les faits, ce n’est pas faute de ne pas vouloir. Les autorités togolaises semblent avoir pris le taureau par les cornes et mettent tous les moyens pour faire la lumière sur cette affaires qui a longtemps défrayée la chronique avec des soulèvements populaires dans le village d’origine du colonel au nord du pays. Une première dans l’histoire du pays  de voir de telles manifestations à la suite d’un assassinat.

Ainsi, selon nos confrères de réciprocité rfi, les autorités togolaises ont fait recours à l’expertise de la France pour les aider à faire la lumière dans cette affaire. Elles (autorités Togolaises) ont donc demandé à la France de mener des expertises balistiques  sur l’arme du crime pour tenter d’identifier le ou les auteurs de cet assassinat. C’est donc « un vol particulier qui a atterri le dernier week-end de juin à Paris. A son bord, des scellés que Calixte Batossie Madjoulba, l’ambassadeur du Togo en France et frère aîné de la victime, est venu remettre à la justice française. Ces scellés ? Des pistolets et des douilles saisis par les autorités togolaises à l’intérieur du camp militaire où le colonel Bitala Madjoulba, commandant du 1er bataillon d’intervention rapide (BIR), a été assassiné. » rapportent nos confrères de la rfi. Il s’agira donc pour les enquêteurs français de procéder à une expertise balistique qui consistera à comparer la balle retrouvée sur le corps de la victime avec celles des armes appartenant à des militaires du camp. « Environ 75 pistolets ont ainsi été saisis avec leurs cartouches. » précise rfi.

Il convient de rappeler que pour le moment, personne n’est arrêté dans le cadre de cette affaire. Une enquête militaire est également en cours toujours dans cette affaire pour faire la lumière sur l’assassinat mystérieux de ce brillant colonel intervenu quelques heures après l’investiture de Faure Gnassingbé pour un nouveau mandat à la tête du Togo.

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