Malgré la suspension des enquêtes le 12 août par la Haute Cour de Pretoria sur les donations reçues lors  de sa campagne, le présidents Sud-africain Cyril Ramaphosa continue de faire objet de vices critiques dans son pays.

En effet, quelques fuites des noms de certains donateurs dans la presse permet aujourd’hui à beaucoup de personnes notamment les détracteurs de Ramaposa de faire planer de nouveaux soupçons de népotisme au sommet de l’État sud africain. Il n’a fallut donc que quelques temps pour que celui qui est arrivé à la tête du pays arc-en-ciel à la place de Jacob Zuma accusé de corruption, pour non seulement redonner un nouvel élan à l’économie du pays de Nelson Mandela à travers la lutte contre les crimes économiques ainsi que le parti au pouvoir, ANC pour connaitre ses premiers de bois judiciaires même si lundi 12 août, la Haute Cour de Pretoria a décidé de suspendre l’enquête sur ses donations.

Selon la médiatrice de la République, Xolani Dube, le problème est la collusion dans ces milieux d’affaires, notamment entre Ramaphosa et les Oppenheimer, proches du président et qui lui avaient même payé ses études. « Il ne fait que servir ses maîtres, poursuit-il. La famille Oppenheimer est celle qui a construit l’homme qu’est devenu Cyril Ramaphosa. C’est une famille de businessmen. Donc, ils attendent un retour sur investissement ». Avant de poursuivre « Il a des parts dans le secteur minier, dans le secteur énergétique, dans McDonald’s par exemple, explique-t-il. Donc il est compliqué de comprendre Cyril Ramaphosa sans considérer ses relations avec l’élite du pays ».

Le président Cyril Ramaphosa considéré  comme sauveur de l’Afrique du Sud après la période sombre de Jacob Zuma et de la corruption, il est accusé par la médiatrice de la République d’avoir menti au Parlement à propos des donations reçues lors de son élection à la tête de l’ANC en 2017. Par les donateurs ayant financé la campagne de Cyril Ramaposa, on retrouve entre autre des compagnies minières, des institutions financières, des patrons de médias, la banque Goldman Sachs ou encore la famille Oppenheimer, la plus grande fortune sud-africaine. Ces révélations viennent salaire l’image d’homme providentiel de l’Afrique du sud.

L’on se demande si à cette allure, Cyril Ramaposa ne risque-t-il pas le même sort que son prédécesseur Jacob Zuma,  destitution ?

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