À l’occasion de la session délocalisée de la commission mixte du parlement de la CEDEAO qui se tient à Banjul capitale de la Gambie, Sidie Mohamed Tunis, président dudit parlement, a pointé du doigt accusateur, plusieurs causes qui sont à la base de l’échec de la démocratie en Afrique.

En effet, le président Tunis, qui a présidé la cérémonie d’ouverture de la réunion délocalisée de la commission mixte des affaires politiques, de la paix et de la sécurité et du MAEP, des affaires juridiques et des droits de l’homme, des affaires sociales, du genre et de l’autonomisation des femmes à Banjul, a condamné les récentes violences en Sierra Leone qui ont entraîné des pertes en vies humaines, la destruction de biens et une douleur indicible dans le pays avant d’inviter les parties à adhérer à l’État de droit qui, selon lui, « est la meilleure voie pour canaliser et traiter les griefs de toutes sortes ». Car selon lui, « De nombreuses démocraties ont des difficultés à l’échelle mondiale, de nos jours, ces échecs sont souvent attribués au manque de confiance et de responsabilité. »

Pour lui, la fragilité des  démocraties en Afrique, est causée par les abus électoraux, les divisions ethniques, la mauvaise gestion des ressources naturelles, la pauvreté et l’insécurité économique. Il invite donc les acteurs à plus plus de courage politique et d’actions. « Il y a un besoin de volonté politique et d’action pour contrer ces problèmes, et ceux-ci sont mieux réalisés par nos institutions. On dit que l’intégration concerne les personnes. En effet, il est grand temps que notre région en profite », a-t-il déclaré. Sidie Mahamed Tunis a par ailleurs félicité le peuple sénégalais pour le succès avec lequel les dernières élections ont été organisées d’une manière pacifique et sans violences. De son côté, le Président de l’Assemblée nationale de Gambie, Fabakary Tombong Jatta, a tenu à saluer la pertinence du thème de cette session délocalisée, « Textes communautaires relatifs à la paix, à la sécurité, à la démocratie et à la bonne gouvernance : les défis de leur mise en œuvre et le rôle de contrôle du Parlement de la CEDEAO », qui coïncide avec la situation actuelle dans plusieurs pays de la sous-région où les valeurs de la démocratie sont sapées et mis en mal. Il a souhaité une invitation proactive afin  de réduire l’insécurité dans la sous-région, puisque la paix et la sécurité sont le fondement sur lequel tout développement s’appuie.

Prenant la parole, le ministre gambien des Affaires étrangères, le Dr Mamadou Tangara, a réitéré que les États membres devaient agir collectivement et rapidement pour résoudre les problèmes d’insécurité et de promotion dans la sous-région. « En tant que nations partageant le même destin, nous avons une obligation morale et une responsabilité collective d’agir rapidement pour résoudre tous les problèmes qui entravent l’avancement institutionnel, la consolidation de la paix, la sécurité et l’autonomisation des femmes en tant que forces motrices de la région. » a-t-il déclaré avant saluer la volonté et l’engagement de  tous les partenaires et personnes de bonne volonté pour un objectif commun, une conviction commune et un dévouement commun dans la consolidation de la paix, de la sécurité et de la bonne gouvernance.

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