Dans un bras de fer qui oppose la Compagnie d’assurance NSIA Togo à son personnel depuis l’arrivée des nouveaux Directeurs à la tête de cette compagnie d’assurance  entraînant l’implication du syndicat des banques du Togo, SYNBANK, cette dernière est montée au créneau vendredi 31 mai à l’occasion d’une conférence de presse pour demander clairement le départ des premiers responsables de cette compagnie d’assurance du Togo. 

Il n’est plus un secret que la sérénité n’est plus actuellement de mise au sein de la Compagnie d’assurance NSIA au Togo. Ceci, depuis l’arrivée à la tête de NSIA Vie de Chantal Bosso et de Constant Yao Djeket à la tête de NSIA IARDT. En effet, les relations entre le personnel et l’administration se sont considérablement dégradées  au sein de cette compagnie d’assurance. Les employés NSIA Togo sont, selon les informations données à la presse par le syndicat des employés et cadres  de banques des établissements financiers et des assurances du Togo, (SYNBANK),  victimes de traitements inhumains, dégradants et de licenciements abusifs depuis l’arrivée de ces deux nouveaux Directeurs. Ceci, malgré les multiples tentatives du syndicat et des autorités du pays pour faire rétablir la sérénité.

Ainsi, après plusieurs mois de démarche infructueuses, SYNBANK hausse le ton et demande le départ pur et simple du Togo de M. Constant Djeket et de Mme Chantal  Bosso qui, d’après les responsables de ce syndicat, n’ont toujours pas de permis de travail sur le territoire togolais en violation de l’article 47 du Code du travail . Selon  la secrétaire Générale de SYNBANK, Josée Manawezoué Patasse dans une déclaration liminaire lu lors de la conférence de presse « A leur prise de fonction, le climat social a commencé par se détériorer dans ces institutions et des pressions de tout genre étaient exercées sur les salariés exactement comme le cas de France Télécom ». Les employés sont soumis à des heures de travail de plus de 8h par jour et d’autres très tard à la maison 23h voire 3h du matin pour certains et qui doivent répondre présents à 7h30 le matin à leurs postes de travail.

Alors que les discussions étaient en cours afin de remédier à cette situation, la goûte d’eau qui vient déborder la vase et soulève la colère du SYNBANK est, la décision de licenciement entreprise par Constant Djeket de 09 employés au niveau de NSIA IARDT en violation des articles 73 et 74 du Code du travail. Une décision décriée par les employés et qualifiée de abusive par SYNBANK, qui estime que le motif avancé ne saurait justifier le licenciement de ces agents. NSIA IARDT évoque comme arguments, les déficits consécutifs des 3 derniers exercices, les prêts de 2 milliards de Fcfa contractés en 2016 et en 2017 et les déséquilibres des branches assurances maladies. Des arguments qui ne sont pas retenus par le Code du travail comme motif de licenciement économique. De leur côté, les licenciés avancent également que sur les 3 dernières années, NSIA IARDT a réalisé des chiffres d’affaires de 3 milliards

Face au refus des deux directeurs de se plier à la Direction générale du travail du Togo qui a opposé un refus catégorique à la procédure de licenciement pour motif économique, SYNBANK invite les autorités togolaises à sévir contre les deux directeurs en maintenant à leur présence sur le territoire togolais dans 8 jours ouvrés soit le 13 juin au plus tard et le versement de 60 mois de salaires aux agents licenciés abusivement. En outre SYNBANK exige une augmentation de salaire de 50% à tous les employés NSIA Assurances.

Le SYNBANK annonce une prochaine assemblée générale pour décider de la suite à donner à l’affaire si les réclamations ne sont pas prises en compte aux termes des 08 jours ouvrés accordés aux autorités togolaises pour demander à ces deux directeurs de quitter le sol togolais comme ce fut le cas quand ces derniers étaient du côté du Mali où ils ont été renvoyés avant de chuter au Togo.

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