D’un père agriculteur ayant fait ses preuves dans les filières café-cacao des années 60-75 puis des filières maïs, mil et surtout coton des années’ 80-90, Akaté B. Koffi, est un digne fils héritier de son père, feu Lemaï de qui, il a appris comment remouiller le sol pour avoir un bon rendement.

Les débuts furent difficiles car l’Empire champêtre laissé par son feu père ne fit pas long feu. Il fallait lui-même tout reconstruire. Clopin-clopant, il parvient à s’imposer comme un des meilleurs producteurs du maïs et du coton de son village, Kpalongo entre 1995 et 2006. Après cette période de gloire, va suivre la crise du secteur cotonnier. Il décide de s’orienter vers d’autres filières agricoles. Il opte de poursuivre avec le maïs et le riz. Mais avec des difficultés car ayant quitté la production du coton, il n’a plus assez de moyens pour acheter les intrants.
Réfléchissant à cette situation, il finit par prendre un décision qui aujourd’hui, commence par changer à nouveau sa vie.M. Akaté B. Koffi, la cinquantaine, père de quatre enfants, adhère au groupement des producteurs du riz à Amou-Oblo. Objectif, mutualiser ensemble leurs efforts dans ce domaine et solliciter les financements. C’est ainsi qu’ils vont obtenir le soutien du MiFa dans la production du riz et la mise à disposition de semence. Aujourd’hui, l’homme a retrouvé le sourire aux lèvres et a totalement.

« Avant ma production du riz se limitait juste à la consommation de ma famille. Le rendement était très faible. Mais aujourd’hui, avec l’accompagnement du MiFa, j’ai très élevé. J’ai réussi cette saison à vendre cinq tonnes du riz et faire la réserve pour la consommation de ma famille. Avec les revenues cette vente, j’arrive à assurer la scolarité de mes enfants, à prendre soin d’eux et à faire un peu d’économie », nous confit-il sourire aux lèvres. Son objectif pour cette nouvelle saison si la pandémie du coronavirus finit par passer, est d’augmenter la superficie cultivable. Car l’ambition de Koffi est de s’acheter une moto à l’issue de la Saison. « Pour cette saison, si Dieu nous épargne de cette Coronavirus, je pense augmenter la superficie. J’ai déjà trouver le terrain et je suis en négociations avec les propriétaires sur les conditions. Mon but est de m’acheter une moto pour faciliter mon déplacement au champ car l’un de mon problème est la distance. » Monsieur Koffi veut ainsi sortir complètement d’une agriculture de subsistance à une agriculture d’économie. Sa devise est : « la houe ne trompe pas. »

A l’instar de AKaté B. Koffi, nombreux sont les bénéficiaires du soutien du MiFa qui ont vu aujourd’hui, leur vie complètement changer. Certains ont acheté des motos, constituent des maisons en durs, acheté des terrains, des moulins.

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