Réponse du berger à la bergère. Au lendemain de la conférence de presse de la Coalition des 14 partis de l’opposition qui brandit la menace de reprise des manifestions de rue, le gouvernement togolais est sorti de son silence en rencontrant les professionnels de la presse ce mercredi 24 octobre 2018 à Lomé dans le cadre d’une conférence de presse qui, semble siffler la fin de la souplesse dont le gouvernement a fait preuve ces derniers temps.

Plusieurs sujets étaient à l’ordre du jour de cette conférence de presse animée par le gouvernement togolais représenté par le Ministre de la fonction publique et de la réforme administrative, Gilbert Bawara qui fait office du porte-parole du gouvernement  et son collègue de l’Administration Territoriale, de  la Décentralisation et des Collectivités Locales, Payadowa Boukpessi. Ils avaient à leurs côtés, le président du groupe parlementaire UNIR, Christophe Padoumhekou Tchao. Au nombre des sujets abordés à cette conférence de presse, l’épineuse question de la désignation des membres de la Commission Électorale Nationale Indépendante (CENI) par la Coalition de l’opposition (C14) au titre de partie prenante à cette institution. Sur cette question, le Ministre Bawara, point focal de la délégation du pouvoir au dialogue, n’est pas allé du dos de la main, « La C14 n’est pas une partie prenante de la CENI »  allusion faite à la loi, notamment l’article 12 du code électorale. Ainsi, la C14 n’a pas le doit de s’arroger le droit de désigner toute seule, les représentants de l’opposition devant siéger au sein de cette institution.  » Elle (C14) n’a aucun droit de désigner les représentants de toute l’opposition à la CENI » a-t-il poursuivi.

Sur le sujet de la mise en oeuvre de la feuille de route de la CEDEAO en occurrence, la tenue des élections législatives le 20 décembre et les réformes constitutionnelles, le porte-parole du gouvernement est catégorique et formel. « La date du 20 décembre sera respectée ». Pour ce qui est des réformes, il estime que le choix de la date relève de la compétence du chef de l’Etat et du premier Ministre, il n’est donc pas en mesure de dire à quelle date elles auront lieu, cependant ce dont il est certain, « il y aura une révision constitutionnelle ». Pour ce qui est de la menace de la C14 de reprendre les manifestations de rue, le point focal du gouvernement au dialogue est ferme. « Il n’y aura plus un nouveau 19 Août 2017 au Togo ». Selon, le Ministre Bawara, il n’est pas admissible que chaque fois, des personnes commettent des infractions pour espérer ne pas être sanctionnées selon les lois en vigueur, au nom de l’apaisement. « Les personnes qui seront auteurs de trouble à l’ordre public et autres infractions seront recherchées, arrêtées et feront face à la justice »

Il faut dire que cette conférence de presse du gouvernement au cours de laquelle le ton a été  assez  ferme et catégorique, montre la détermination du gouvernement à ne plus permettre toute situation qui viserait à semer du désordre dans le pays. C’est une conférence de presse qui sonne comme le retour de l’autorité de l’Etat après des moments de flottement, de laxisme et surtout de concessions au nom de l’apaisement mais qui au finish, ne semblent pas porter ses fruits avec une opposition de plus en menaçante vis-à-vis du gouvernement et de l’autorité de l’Etat.

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