A suivre les actes et propos de Mme Brigitte Adjamagbo-Johnson, il est clair qu’elle se complaît plus dans son rôle de militante et de défenseur des intérêts de l’ANC, le parti du chef de file de l’opposition Jean Pierre Fabre que ceux de son propre parti, la CDPA.

La raison est simple. Il serait plus facile à la native d’Ogou, avec la bénédiction de l’ANC, de tenter sa chance d’avoir un siège au parlement. Pour y parvenir donc, il faut s’oublier pour être dans les bonnes grâces de l’ANC. Mme Brigitte Adjamagbo-Johnson  n’ayant pas une assise populaire dans son fief d’Ogou, a donc peur d’être battue si l’ANC présentait un candidat face à elle. Voilà pourquoi elle est obligée d’être le caniche de Jean-Pierre Fabre et de son parti l’ANC afin de mériter les faveurs lors des prochaines joutes électorales

Pour espérer donc siéger au parlement, il faut donc jouer le cirque de l’ANC au détriment des idéaux de son parti la CDPA, autrefois un parti très respecté, un parti dont les premiers responsables suscitaient respect et admiration tant la réflexion était affinée. Aujourd’hui plus rien de tout celà. Nous sommes tentes de dire que ce Parti, la CDPA serait enterrée sans un certificat de décès. Bien plus, Mme Brigitte Adjamagbo-Johnson aurait délibérément prononcé l’oraison funèbre de la CDPA.

Précisons qu’aujourd’hui, la CDPA ne représente pas grande chose  sur la scène politique au Togo. Elle n’est pas représentée à l’Assemblée Nationale. Si ce n’est sa Secrétaire générale qui est la coordinatrice de la coalition des 14 partis de l’opposition en sa qualité de présidente de CAP 2015, la CDPA restera actuellement dans l’anonymat.

Notons que la CDPA a déjà collaboré avec le parti présidentiel UNIR en étant au gouvernement et à plusieurs reprises. Malin donc, celui qui peut prédire l’avenir de la CDPA. Mais, on peut dire qu’elle risque de disparaître  comme bien d’autres car n’ayant plus de militants qui lui permettront  de gagner des échéances électorales surtout que son principal leader se montre de plus en plus défenseur des intérêts de l’ANC que ceux du parti que lui a légué le brillant professeur Léopold Gnininvi.

Des faiblesses de la CDPA

La CDPA est un parti mal connu, mal implanté peut-être parce qu’il a été un parti d’intellectuels : Professeur Léopold Gnininvi, Mme Adjamagbo,  Tettekpoé, Aduayom etc. C’est un parti qui n’a pas réussi à avoir une assise  nationale. Il militait au moment où tout le monde pensait que le salut ne peut venir que de Monsieur Gilchrist Olympio. Le parti a perdu de son aura malgré la qualité des hommes et femmes qui l’animaient. Peu à peu, beaucoup de ses têtes pensantes ont déserté les rangs. Aujourd’hui, les militants  de ce parti né dès les premières heures de la marche démocratique du Togo, se comptent au bout des doigts. La voix de la CDPA n’a plus de poids au sein de l’opposition. Cette situation s’est accrue depuis que dame Adjamagbo a pris la direction du parti.

Les échecs politiques du parti

Le candidat de la CDPA n’a pu gagner aucune élection présidentielle à laquelle il (le parti) a participé notamment en 1998 avec Léopold Gnininvi et en 2010 avec Dame Adjamagbo qui n’a pu récolter  que 13 451 voix soit 0,7% . Le parti n’a jamais eu un seul député depuis le renouveau démocratique dont la dernière en date reste en 2013 où même la responsable du parti, Brigitte Adjamagbo n’a pas pu se faire élire  dans son fief à Atakpamé dans l’Ogou. Le parti peine  à avoir une envergure nationale. Il n’a pas su être un parti populaire comme l’UFC de la période 1990-2010 et même l’ANC née seulement en 2010. La connotation du parti des intellectuels lui est collée à la peau.

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