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En République Démocratique du Congo, la sérénité n’est plus de mise au sommet de l’État. Cette situation s’est exaspérée vendredi 26 juin lors du traditionnel conseil des ministres qui s’est terminé à queue de poisson et la brèves interpellation du vice-premier ministre en charge de la justice samedi 27 juin.

En effet, le coup grâce qui confirme la situation délétère au si de l’État, est la sortie du gouvernement qui, dans un communiqué a dénoncé la manière dont leur collège de la justice a été interpelé en violation de toutes procédure légale. Ainsi, dans un communiqué très musclé publié dans la soirée du samedi 27 juin à l’issue d’une réunion de crise tenue à la Primature, le Premier ministre Sylvestre Ilunkamba et son gouvernement dénonce l’arrestation du vice-Premier ministre, ministre de la Justice et Garde des Sceaux, Célestin Tunda. Pour le gouvernement de Kinshasa, il dénonce l’humiliation dont leur collègue a été victime en violation « des  règles élémentaire d’un État de droit » et l’arbitraire car le gouvernement, l’arrestation du Vice-Premier Ministre de la Justice et Garde des Sceaux ne repose pas sur des faits infractionnels, ne rencontrent pas les conditions de la flagrance, et viole le secret des délibérations du Conseil des Ministres ». Cette sortie qui ressemble plus à une déclaration d’une organisation de droits de l’homme, est la matérialisation d’un profond malaise qui ne dit pas son nom au sommet de l’État. Car plus loin, le chef du gouvernement et son équipe, semblent à peine voilé accuser le chef de l’État Félix Tshisekedi d’empêcher le bon fonctionnement des institutions de la République.

Car en effet, dans le communiqué rendu public par le gouvernement, le premier ministre Sylvestre Ilunkamba invite expressément le président de la république à garantir le «  bon fonctionnement des institutions, d’assurer le respect de l’Etat de droit, de veiller au respect de toutes les procédures constitutionnelles, légales et réglementaires, notamment les immunités dont sont couverts les membres du Gouvernement, ainsi qu’à leur sécurité physique et juridique .» C’est donc ni plus ni moins, la preuve d’une dissonance au sain de la machine étatique. Car pour le gouvernement, cet incident grave et sans précédent est de nature à « fragiliser la stabilité et le fonctionnement harmonieux des institutions, et à provoquer la démission du Gouvernement. », précise le communiqué du gouvernement.

Rappelons que l’incident de l’interpellation du vice-premier en charge de la justice et garde des sceaux, n’a pas laissé indifférent, le FCC de l’ancien président Joseph Kabila qui a haussé le ton en demandant si l’UDPS ne veut plus de la coalition, qu’ils passe à la cohabitation. Il n’est pas un secret pour personne que la RDC est dirigée par une coalition car le parti du président Félix Tshisekedi  ne dispose pas d’une majorité à l’Assemblée nationale. La coalition sortante de Joseph Kabila qui détient la majorité. Une situation qui risque de ne plis durer longtemps. Car de plus en plus l’on a l’impression que le président Félix Tshisekedi, semble agacer par cette coalition. Son parti avait il y a peu, dénoncé certains agissements du FCC à travers une manifestations devant le palais du peuple.

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