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En République du Mali, pendant que la crise politique se durcit m’étant  pouvoir et opposition dos-à-dos, le gouvernement malien se renforce en matériel de gestion des manifestations en achetant un important matériel anti-émeute. Une situation dénoncée par l’opposition.

En effet, alors que les différentes missions et recommandations de la CEDEAO ont essuyé un rejet catégorique de la part de l’opposition, celle-ci dénonce également les manœuvres des dirigeants maliens qui visent à empêcher et à intimider les manifestations de l’opposition en achetant un important matériel anti-émeute. L’opposition dit ainsi douter de la volonté du pouvoir de dialoguer. Car elle comprend mal que c’est en ce moment où le pays fait face aux manifestations de l’opposition que Bamako vient d’acquérir une importante quantité de matériels « anti-émeutes » pour faire face à d’éventuelles manifestations, liées à la nouvelle désobéissance civile annoncée. « Cette attitude du régime en place dénote qu’il ne souhaite pas du tout dialoguer. Comment dialoguer avec un interlocuteur lourdement armé ? Le régime est en train de préparer une répression sanglante des manifestations », indique Me Demba Traoré de l’URD, membre du M5.

L’imam Mahmoud Dicko, a dénoncé cette situation  lors d’une conférence de presse qui annonçait la fin de la trêve de la désobéissance civile, 72heures après la grande fête du mouton, Tabaski prévue pour ce vendredi 31 Août. « Le M5-FRP a également décidé de la fin de la trêve de 72 heures après la célébration de la fête de la Tabaski. Nous appelons la jeunesse malienne à se mobiliser massivement », indique Nouhoun Sarr, président du Front Africain pour le développement (FAD), et membre du M5 à nos collèges de la rfi. Pour le cinéaste Cheikh Oumar Sissoko « Ce qui se joue au Mali, c’est le destin de l’Afrique ».

Il faut dire que les multiples tentatives d’une sortie de crise initiées par la CEDEAO, ont été rejetées par l’opposition et maintien l’exigence de la démission d’IBK et de son premier ministre. Les 30 députés du pouvoir contestés ont quant à eux refusé de démissionner. Rejetant ainsi la proposition de la CEDEAO.

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