Face à la pression populaire sur l’augmentation des taxes sur les produits pétroliers de 16% au Kenya, le Président Uhuru Kenyatta a fait machine arrière en optant pour une solution médiane, la réduction de 50% de la taxe polémique sur les produits pétroliers.

En prenant en effet, cette décision, le président kényan dit avoir écouté la voix du peuple qui, depuis le le 1er septembre, ne cesse de récuser l’augmentation de  taxe sur les produits pétroliers de 16%. Une hausse qui a provoqué la hausse des prix du carburant ainsi que de tous les produits de premières nécessités et de transport dans le pays.  Conséquences, plusieurs mouvements de grogne populaires sont dans le pays obligeant le chef de l’Etat a demandé au Parlement de réduire cette taxe à 8%.

Suite à cette décision de réduire la taxe à 8%, le président Uhuru Kenyatta a demandé à tous ceux qui avaient profité de cette taxe pour augmenter leur prix de réajuster leurs tarifs. Le chef de l’Etat a toutefois tenu à expliquer cette taxe à 8% ne permettait pas d’équilibrer le budget national et qu’il y avait un trou financier à combler. Il a ainsi proposé « des mesures d’austérité dans toutes les branches du gouvernement » afin de faire face à ce manque à combler.Il s’agit donc de réduire les dépenses non essentielles de l’Etat, comme les déplacements, les formations, les séminaires. « Ces coupes demandent à ce que nous tous, dans le gouvernement, on se serre la ceinture », a prévenu Uhuru Kenyatta.

Dans le souci de faire face, des mesures de renforcement de la lutte contre la corruption ont été prises notamment  l’augmenter des ressources des institutions chargées de lutter contre la corruption, comme la justice, le bureau du procureur et d’autres agences chargées d’enquêter sur les crimes économiques dans le pays. Objectif, récupérer les fonds perdus dans les malversations et de punir les coupables. Pour rappel, le Kenya fait partie des pays les plus corrompus du monde.

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