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Le gouvernement de la République du Kenya mène depuis l’arrivée de l’actuel président, une guerre sans merci contre la corruption et personne n’est épargné dans cette lutte. Vendredi, le procureur du Kenya a ordonné l’arrestation du gouverneur de Nairobi, la capitale du pays, donnant un cachet spécial à la campagne anti-corruption initiée par le gouvernement l’an dernier.

En effet, cette décision serait l’une des plus retentissante, car impliquant directement un haut dirigeant du pays notamment la capitale. Ainsi, Mike Mbuvi Sonko est soupçonné de crimes économiques dans plusieurs affaires dont les détails n’ont pas été invoqués par le procureur général qui estime détenir de nombreuses preuves justifiant l’arrestation du gouverneur ainsi que de plusieurs de ses complices qui seraient des dirigeants du comté de Nairobi. Pour l’heure, le mandat d’arrêt contre M. Sonko semble être acquis, mais reste sa mise en application car le suspect qui était en dehors de Nairobi avant la conférence de presse du procureur général, est depuis quasi-inaccessible au téléphone. Autre difficulté pour la police, faire face aux nombreux soutiens, notamment celui de la population dont dispose le gouverneur.

On se souvient encore il y a quelques semaines, quand Sonko s’est présenté au bureau anti-corruption du Kenya pour y être interrogé, des manifestations se sont déroulées devant le bureau et la police a du utiliser du gaz lacrymogène pour disperser les manifestants. Cependant, le procureur se veut ferme et ne tolérera plus «l’utilisation d’un bouclier humain » par les personnes arrêtées, encore moins les « tactiques d’intimidation » contre la force publique.

Notons que le Kenya est classé parmi les pays les plus corrompus au monde selon l’indice de perception de la corruption 2018 publié par Transparency International avec un score de 27 inférieur à la moyenne mondiale qui est de 43 points.

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