Il n’est plus un secret pour personne que les dirigeants kényan ont fait de la lutte contre la corruption, leur chacal de bataille depuis quelques années. C’est dans cette optique que le procureur de la République a ouvert une procédure contre de hauts fonctionnaires du pays dont le ministre des finances mis aux arrêts.

Cette procédure fait suite à un scandale financier dans le cadre de la construction de deux barrages hydrauliques à l’ouest du pays. C’est sans nul doute l’un des plus grands coup de filet contre la corruption jamais réalisé dans le pays et qui implique directement plusieurs hauts commis du pays. En effet, on cite entre autre le ministre des Finances Henry Rotich, son adjoint, la numéro deux du ministère de la Communauté est-africaine, le directeur de l’Agence de l’Environnement ainsi que beaucoup de hauts fonctionnaire. Le procureur de la République Noordin Haji semble avoir frappé fort sur ce coup dans une poudrière de corruption érigée en système.

Ils sont accusés d’escroquerie, d’abus de pouvoir ou encore de malversations financières dans la construction des barrages Arror et Kimwarer, dans la vallée du Rift. Un chantier qui aurait coûté environ 630 000 millions de dollars. Noordin Haji dénonce ce fait en ces termes « La corruption publique menace le tissu de notre nation. Elle nous déchire et trahit la confiance des citoyens ».

Il faut rappeler que ce dossier sur la gestion scandaleuse de ce projet est sur table du procureur depuis septembre. Les services ont rapidement constaté une série d’infractions, entraînant des investigations plus poussées qui ont conduit jusqu’en Italie et en Grande-Bretagne avant d’aboutir ce lundi 22juillet sur l’interprétation prévenus.

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